L'industrie pharmaceutique
n'est pas votre alliée.

Les molécules qui sauvent des vies ont été brevetées, tarifées et cadenassées par des actionnaires. DIG PHARMA est un système open-source pour produire, stocker et distribuer des médicaments essentiels — sans dépendre d'aucune industrie pharmaceutique.

1 lab actif · Montreuil

Installer

Aménager l'espace de travail

Guide d'installation complète

Construire

Machines et équipements DIY

11 machines documentées

Sourcer

Supermarché, culture, forêt

60+ matières premières

Préparer

Formules médicinales validées

40 formules · 14 blocs

Soigner

Urgences et protocoles de terrain

45 protocoles d'urgence
DIG PHARMA · Pilier 1

Installer le laboratoire

Aménagement, hygiène, sécurité, stockage et documentation.

Plan type d'un laboratoire pharmaceutique autonome

Surface minimale recommandée : 20 m² en deux zones distinctes. Le flux de circulation va toujours de la Zone Souillée vers la Zone Propre, jamais l'inverse.

ZONE SOUILLÉE Réception matières Pesée brute · Quarantaine ① Entrée matières premières Laverie / Nettoyage Verrerie · Évier · Autoclave ② Décontamination Gestion des déchets DASRI · Solvants · Chimiques Conteneurs étiquetés ③ Sortie déchets SORTIE COULOIR · SAS FLUX → ZONE PROPRE Préparation / Formulation Plan de travail inox · Balance 0,01g pH-mètre · Thermomètre étalonné Hotte si solvants volatils ④ Formulation principes actifs Stérilisation / Conditionnement Autoclave · Étuve · UV Étiquetage · Emballage sous vide Contrôle qualité lot ⑤ Produits finis Stockage Étagères fermées T° : 15–25°C HR : < 60% À l'abri lumière Substances A sécurisées séparé ⑥ Stock sécurisé Documentation / Bureau Cahier de labo · Fiches lots · Protocoles · BPL ⑦ Traçabilité obligatoire SAS → Zone souillée Zone propre Couloir/Sas

Le flux circule de gauche à droite : matières brutes → transformation → produits finis. Aucun croisement sens inverse.

Guide de mise en place : semaine type

Séquence optimale pour installer un laboratoire à partir d'un local vide. Durée estimée pour deux personnes travaillant à temps partiel (4h/jour).

Jour
1
Évaluation et relevé du local
Mesurer chaque pièce (longueur, largeur, hauteur). Identifier l'emplacement des arrivées d'eau, des prises électriques 220 V et des fenêtres. Photographier l'état initial des sols, murs et plafonds. Repérer les défauts d'étanchéité (fissures, infiltrations). Tracer le plan à l'échelle sur papier millimétré (voir plan ci-dessus). Établir la liste des travaux préalables nécessaires.
Jour
2
Préparation des surfaces
Nettoyer et dégraisser le sol au solvant. Appliquer une résine époxy sol autolissante (1 couche d'impression + 1 couche de finition) : durée de séchage 24h minimum avant piétinage, 72h avant pose de matériel lourd. Peindre les murs avec une peinture epoxy ou acrylique lavable, teinte claire (blanc ou gris clair). Vérifier que chaque angle mur-sol est arrondi ou jointoyé (évite l'accumulation de poussière).
Jour
3
Électricité, eau, éclairage
Installer des prises multi-circuits dédiées au labo (ne pas partager avec logement). Vérifier que le circuit supporte au minimum 3 000 W simultanément (plaque chauffante + autoclave + éclairage). Poser des lampes LED à spectre lumière du jour, au moins 500 lux sur le plan de travail (mesurer avec un luxmètre). Installer un point d'eau avec évier inox à deux bacs si possible. Prévoir un siphon de sol pour nettoyage à grande eau en zone souillée.
Jour
4
Mobilier et équipements fixes
Installer les plans de travail inox ou mélaminé blanc (éviter bois brut). Fixer les étagères au mur avec chevilles de 8 mm minimum. Positionner l'autoclave ou la cocotte-minute de stérilisation en zone laverie. Installer la hotte aspirante chimique ou le ventilateur d'extraction si travail avec solvants. Placer l'extincteur CO₂ à portée de main dans la zone propre. Installer le lave-mains désinfectant à la jonction entre les deux zones.
Jour
5
Qualification des instruments
Étalonner la balance de précision avec des masses étalon de 1g, 10g et 100g. Vérifier le pH-mètre sur deux tampons certifiés (pH 4,00 et pH 7,00). Tester le thermomètre dans un bain de glace fondante (0°C) et en eau bouillante (100°C). Tester l'autoclave ou la cocotte : 121°C pendant 15 minutes à 1 bar de pression — utiliser un indicateur chimique de stérilisation (bandelette commerciale). Consigner tous les résultats dans le cahier de qualification.
Jour
6
Stock initial et rangement
Réceptionner les premières matières premières en zone souillée. Vérifier chaque produit (étiquette, date, aspect). Transférer vers le stockage en zone propre après validation. Étiqueter chaque étagère avec la catégorie (solvants, plantes, excipients, matériel). Constituer le kit d'urgence en zone propre accessible (charbon activé, Solution de Réhydratation Orale, antiseptique, paracétamol). Installer les fiches de données de sécurité de chaque produit dans un classeur dédié.
Jour
7
Premier run et validation
Réaliser la première préparation test : une Solution de Réhydratation Orale (1 litre d'eau bouillie refroidie, 6g sel marin, 30g sucre, le jus d'un demi-citron). Peser chaque ingrédient au 0,1g. Contrôler le pH final (cible : 5–7). Conditionner en flacon étiqueté avec date et numéro de lot. Consigner le protocole complet dans le cahier de labo. Ce premier lot constitue le Run n°001 de votre registre de production.

Zone propre / Zone souillée

  • Zone PROPRE : préparation finale, stérilisation, conditionnement
  • Zone SOUILLÉE : réception matières, nettoyage, déchets
  • Séparation physique min. 1m — idéalement pièces séparées
  • Sol lisse lavable, murs carrelés ou peints époxy, pas de moquette
  • Éclairage ≥ 500 lux sur le plan de travail

Équipements de base

  • Balance de précision 0,01g (peser les principes actifs)
  • Thermomètre étalonné 0–200°C
  • pH-mètre ou papier pH gamme 1–14
  • Verrerie borosilicatée : béchers, erlenmeyers, pipettes graduées
  • Entonnoirs + filtres (papier café = départ suffisant)
  • Planches de bois ou PEHD (pas d'aluminium pour acides/bases)

Hygiène de laboratoire

  • Lavage mains 30s min — protocole OMS 6 étapes (palme/croisés/dos/pouce/ongles/poignet)
  • Solution hydroalcoolique 70° entre chaque opération
  • Tablier dédié au labo, pas de bijoux sur les mains
  • Jamais de nourriture, boisson, cosmétique dans l'espace de travail
  • Masque FFP2 pour poudres fines et solvants volatils

Sécurité chimique

  • Extincteur CO₂ obligatoire (jamais eau sur alcool/solvants)
  • Lunettes de protection + gants nitrile 0,3mm min
  • Alcools et solvants : local ventilé, loin source de chaleur
  • Étiquetage SYSTÉMATIQUE : contenu, concentration, date, péremption
  • Procédure écrite en cas de déversement : éponger avec sable, ventiler

Documentation de production

  • Numéro de lot : date + séquentiel (ex: 20260613-001)
  • Matières premières : fournisseur, lot, date réception, quantité
  • Procédé : étapes, températures, durées, opérateur
  • Contrôle qualité : aspect, odeur, pH, test combustion (alcool)
  • Quantité produite, conditionnement, date péremption calculée

Stockage

  • Température : 15–25°C pour la majorité des préparations
  • Lumière : contenants opaques ou pièce sombre (photosensibilité)
  • Humidité : <60% — déshydratant silica gel dans boîtes hermétiques
  • Séparation : produits finis vs matières premières vs déchets
  • FIFO (premier entré, premier sorti) — dater tous les contenants
DIG PHARMA · Pilier 2

Construire les machines

11 équipements faisables par une seule personne. Matériaux, étapes, tests.

Priorité 1Niveau accessible1 personne

Alambic à distillation simple

Alcool désinfectant 70–90°, huiles essentielles, eau distillée. Construction avec matériel de cuisine modifié.

Pot still principle · WHO/UNICEF Water Treatment · MSF Essential Medicines §7
5–6h~25€

Ce que ça produit

  • Alcool 70–90° depuis toute fermentation
  • Huiles essentielles (hydrodistillation)
  • Eau distillée pour préparations stériles
  • Concentration d'extraits actifs

Matériaux

  • Cocotte-minute 8L hermétique
  • Tube cuivre Ø 8mm, 1,5m min
  • Bac refroidisseur (eau froide)
  • Raccords + joint alimentaire
  • Thermomètre 0–120°C

Étapes clés

  • Percer couvercle Ø8mm, insérer tube avec joint
  • Spiraler le tube cuivre dans bac refroidisseur
  • Test étanchéité à l'eau bouillante en premier
  • Calibrer : alcool = 78°C, eau = 100°C
  • Jeter les 50 premiers ml (méthanol)

Précautions

  • Espace ventilé obligatoire — vapeurs inflammables
  • Ne jamais fermer le circuit côté sortie
  • Test combustion avant usage médical
  • Stocker en contenants hermétiques sombres
Pot still principle · WHO/UNICEF Water Treatment · MSF Essential Medicines §7
Priorité 1Niveau accessible1 personne

Four de stérilisation à air sec

Stérilisation instruments, verrerie et poudres. 160°C × 60 min élimine spores, bactéries et virus sans humidité.

WHO GMP Guidelines · Dry heat: 160°C/60min or 170°C/30min (Despatch Engineering)
3–4h~35€

Ce que ça produit

  • Instruments chirurgicaux stériles
  • Verrerie borosilicatée stérile
  • Poudres médicinales stérilisées
  • Récipients pour conditionnement aseptique

Matériaux

  • Boîte métal isolée (laine de roche 5cm)
  • Résistance électrique 500W–1000W
  • Thermostat + sonde K-type (0–300°C)
  • Minuterie électrique
  • Grille inox pour circulation d'air

Étapes clés

  • Isoler boîte métal (laine de roche aux 4 parois)
  • Fixer résistance au fond, thermostat sur paroi
  • Calibrer thermostat avec thermomètre étalon
  • Charger sans surcharger (circulation air libre)
  • Cycle : 160°C × 60 min puis refroidissement fermé

Précautions

  • Ne jamais dépasser 180°C (dégâts matériaux)
  • Thermomètre indépendant obligatoire (contrôle)
  • Refroidir fermé pour éviter recontamination
  • Ne convient pas au plastique, caoutchouc, textiles
WHO GMP Guidelines · Dry heat: 160°C/60min or 170°C/30min (Despatch Engineering)
Priorité 1Niveau intermédiaire1 personne

Presse à extraction froide

Extraction d'huiles médicinales sans solvant ni chaleur. Température max 49°C préserve terpènes, vitamines et principes actifs.

NCBI PMC12175407 · Piteba manual oil press · Permies DIY screw press
4–5h~30€

Ce que ça produit

  • Huiles médicinales : calendula, millepertuis
  • Teintures concentrées huileuses
  • Extraits lipophiles de plantes
  • Huile de graines (chanvre, nigelle, courge)

Matériaux

  • Cylindre métal perforé Ø 80mm
  • Vis sans fin M16 acier inox
  • Cadre bois/acier rigide
  • Réceptacle de collecte inox
  • Thermomètre de contact

Étapes clés

  • Assembler cadre porteur (bois 4×4 boulonné)
  • Installer cylindre perforé + piston
  • Introduire matière broyée (Ø<5mm)
  • Tourner vis progressivement, filtrer l'huile
  • Contrôler T° : max 49°C

Précautions

  • Ne jamais dépasser 49°C (destruction terpènes)
  • Nettoyage immédiat après usage (rancissement)
  • Huiles extraites : conserver à l'abri lumière
  • Déshumidifier les matières avant pressage
NCBI PMC12175407 · Piteba manual oil press · Permies DIY screw press
Priorité 1Niveau accessible1 personne

Filtre à eau biosable

Réduit la turbidité de 95%+, élimine 99% E. coli (2 LRV), protozoaires >99%. 500 000+ unités déployées depuis 1991.

MDPI Water 2020 · PubMed 20795755 · Practical Action Technical Brief · WHO HWTS
2h + 3 sem. maturation~15€

Ce que ça produit

  • Eau de boisson décontaminée
  • Réduction turbidité >95%
  • Élimination E. coli 2 LRV (99%)
  • Élimination protozoaires >99%
  • Réduction diarrhées de 47–54% (études terrain)

Matériaux

  • Conteneur béton ou plastique ≥80L
  • Gravier grossier Ø4–8mm : 5cm
  • Gravier fin Ø1–4mm : 5cm
  • Sable fin lavé : 50–80cm
  • Tube sortie coudé (maintient 5cm d'eau)

Étapes clés

  • Stratifier : gravier grossier → fin → sable
  • Tube sortie à 5cm au-dessus du sable (zone saturée)
  • Ne jamais laisser sécher (tue le biofilm)
  • Maturation 3 semaines avant premier usage
  • Tester turbidité visuellement avant consommation

Précautions

  • 3 semaines de maturation OBLIGATOIRES
  • Débit max 0,6 L/min/m²
  • Si interruption >2j : 30 min de rinçage avant usage
  • Doubler avec ébullition 1 min pour eau à risque viral
MDPI Water 2020 · PubMed 20795755 · Practical Action Technical Brief · WHO HWTS
Priorité 1Niveau accessible1 personne

Déshydrateur solaire

Sèche plantes médicinales sans électricité. 40–55°C préserve terpènes et principes actifs. Perte nutriments 3–5% vs 5–15% industriel.

ScienceDirect Solar Drying 2021 · NCBI PMC9777633 · Oklahoma State Ext. · Tinos Eco Lodge plans
5–6h~20€

Ce que ça produit

  • Plantes médicinales séchées (H₂O <12%)
  • Conservation 12–24 mois
  • Terpènes et alcaloïdes préservés
  • Champignons, fruits, légumes médicinaux

Matériaux

  • Cadre bois 120×60cm (contre-plaqué 10mm)
  • Vitre ou plastique double paroi (effet serre)
  • Fond peint noir mat (absorbeur)
  • Grillage inox alimentaire (clayettes)
  • Entrées d'air bas, sorties d'air haut

Étapes clés

  • Construire caisson incliné 30° vers le soleil
  • Peindre intérieur en noir mat
  • Installer clayettes grillage à 5cm du fond
  • Réguler T° avec ouverture d'air (viser 45–55°C)
  • Retourner plantes 1×/jour, épaisseur max 2cm

Précautions

  • Max 60°C : terpènes s'évaporent au-dessus
  • Ventilation insuffisante = moisissures
  • Couper les plantes avant séchage (surface +)
  • Ne pas mélanger espèces (contamination arôme)
ScienceDirect Solar Drying 2021 · NCBI PMC9777633 · Oklahoma State Ext. · Tinos Eco Lodge plans
Priorité 2Niveau intermédiaire1 personne

Autoclave vapeur DIY

Stérilisation à 121°C sous 1 bar de vapeur. Détruit spores, virus, bactéries. Adapté aux textiles et instruments humidifiables.

WHO GMP §5 · AAMI ST8 · CDC Sterilization Guideline 2008
6–8h~60€

Ce que ca produit

  • Instruments chirurgicaux stériles (SAL 10⁻⁶)
  • Compresses et textiles stérilisés
  • Milieux de culture pour fermentation
  • Eau stérile pour préparations injectables

Matériaux

  • Cocotte-minute 8L renforcée (soupape ≥1,2 bar)
  • Soupape réglée à 1 bar exactement
  • Thermomètre à sonde immergeable
  • Panier inox pour isoler les charges du fond
  • Minuterie de précision (15–30 min)

Étapes clés

  • Ajouter 2–3 cm eau distillée au fond
  • Charger sans surcharger : laisser passage vapeur
  • Fermer hermétiquement · monter à pression
  • Maintenir soupape active = 121°C × 15 min
  • Couper le feu · dépressuriser lentement

Précautions

  • Soupape de sécurité testée avant chaque cycle
  • Ne jamais bloquer l'évent de sortie vapeur
  • Plastiques et caoutchoucs incompatibles (fondent)
  • Test indicateur biologique mensuel si usage chirurgical
WHO GMP §5 · AAMI ST8 Steam Sterilization · CDC Sterilization Guideline 2008
Priorité 2Niveau avancé1 personne

Microscope de terrain DIY

Grossissement 400–1000× réalisable avec une bille de verre de 1mm comme objectif. Identification parasites, bactéries, contrôle qualité eau.

Foldscope Prakash Lab Stanford · Hackteria OpenScope · J Microscopy 2014
4–6h~8€

Ce que ca produit

  • Grossissement 400–1000× à coût quasi nul
  • Observation Plasmodium, Giardia, oeufs parasites
  • Contrôle eau : organismes mobiles visibles
  • Coloration Gram possible (bactéries ~1μm)

Matériaux

  • Bille de verre Ø 1mm — lentille principale
  • Planche bois 3mm + vis de réglage M3
  • Porte-objet verre ou plastique PET rigide
  • LED + résistance 100 Ω (source lumière)
  • Perceuse + foret 1mm pour orifice objectif

Étapes clés

  • Percer trou Ø 1mm dans la planche · insérer bille
  • Fabriquer porte-objet coulissant réglable
  • Installer LED en rétroéclairage à 45°
  • Préparer frottis : 1 goutte + couvre-objet
  • Mise au point par vis · nettoyer à l'alcool 70° après

Précautions

  • La bille de verre est une lentille plan-convexe naturelle
  • Éclairage critique : qualité image directement liée
  • Résolution ~1μm : bactéries visibles si colorées
  • Coloration Gram terrain : violet gentiane + lugol + décolorant
Foldscope Prakash Lab · Hackteria OpenScope · J Microscopy 2014
Priorité 2Niveau intermédiaire1 personne

Réacteur de fermentation

Fermentation anaérobie contrôlée. Production d'alcool éthylique 8–14°, kombucha, vinaigre, probiotiques. Base pour pénicilline DIY.

FAO Food Fermentation Guidelines · NCBI PMC2691699
3–4h construction~20€

Ce que ca produit

  • Alcool éthylique 8–14° par fermentation sucrée
  • Kombucha et boissons probiotiques
  • Vinaigre par double fermentation (alcool → acide)
  • Base pour tentative pénicilline (moisissure Penicillium)

Matériaux

  • Bonbonne verre 5–10L hermétique
  • Airlock (barboteur) : joint eau pour CO₂
  • Thermomètre ambiant 15–35°C
  • Levure sèche active Saccharomyces cerevisiae
  • pH-mètre ou papier pH gamme 3–8

Étapes clés

  • Stériliser bonbonne (autoclave ou rinçage alcool 70°)
  • Préparer moût : sucre 15–20% + eau bouillie refroidie <30°C
  • Inoculer levure réhydratée · fermer avec airlock
  • Maintenir 20–28°C · fermentation 7–14 jours
  • Distiller pour alcool concentré

Précautions

  • Jamais fermer hermétiquement sans airlock (surpression)
  • T° >35°C : levures mortes · recommencer
  • Odeur anormale ou moisissures colorées = contamination · jeter
  • pH <4 indispensable pour sécurité microbiologique
FAO Food Fermentation · NCBI PMC2691699 · Pelczar Microbiology Ch.6
Priorité 2Niveau accessible1 personne

Centrifugeuse manuelle (paperfuge)

Centrifugation 15 000 rpm par action mécanique manuelle. Zéro électricité. Séparation plasma/globules, dépôt bactérien, concentration extraits.

Bhamla et al. Nature Biomedical Engineering 2017
20 min construction~0,20€

Ce que ca produit

  • Séparation plasma / globules rouges (hématocrite)
  • Concentration extraits végétaux aqueux
  • Dépôt de bactéries urinaires (analyse)
  • 15 000 rpm équivalent centrifugeuse électrique

Matériaux

  • Disque carton rigide ou plastique épais Ø 10cm
  • Ficelle ou cordon résistant 80cm × 2
  • 2 boutons ou anneaux comme poignées
  • Cutter + poinçon pour percer le centre
  • Tubes capillaires hématocrite scellés

Étapes clés

  • Percer 2 trous symétriques à 8mm du centre
  • Passer la ficelle en double à travers les trous
  • Insérer les tubes capillaires dans les encoches
  • Tourner pour enrouler · tirer les poignées d'un coup sec
  • Répéter le mouvement d'accordéon 60–90 secondes

Précautions

  • Équilibrer les tubes : poids strictement égaux face à face
  • Capillaires scellés obligatoires pour tout sang (biosécurité)
  • Ne pas regarder directement pendant la rotation
  • Résultats en 2 min : plasma en haut, globules en bas
Bhamla et al. Nature Biomedical Engineering 2017 · Stanford Paperfuge
Priorité 2Niveau avancé1 personne

Presse à comprimés manuelle

Compaction de poudres médicinales en comprimés dosés de 250–500 mg. Excipients liants et désintégrants requis.

USP Tablet Compression · Remington Pharmaceutical Sciences Ch.45
5–8h~80€

Ce que ca produit

  • Comprimés dosés 250–500 mg
  • Formes orales (paracétamol, charbon, SRO)
  • Comprimés sublinguaux (nitrates)
  • Pastilles antiseptiques buccales

Matériaux

  • Presse simple poinçon en acier inox
  • Matrice Ø 8–13mm en acier trempé
  • Liant : amidon maïs 10% ou cellulose microcristalline
  • Lubrifiant : stéarate de magnésium 1%
  • Balance analytique 0,001g obligatoire

Étapes clés

  • Broyer le principe actif : tamis 80 mesh minimum
  • Mélanger : PA + amidon + lubrifiant à sec 10 min
  • Test cohésion : presser une pincée — doit tenir
  • Charger la matrice · appuyer 300–500 kg/cm²
  • Test libération : 1 cp dans 200mL eau 37°C → <30 min

Précautions

  • Pesée analytique indispensable : ±5% de dose
  • Nettoyer entre chaque principe actif (contamination croisée)
  • Uniformité de masse : peser 20 cp · écart max ±10%
  • Humidité <50% : comprimés friables si atmosphère humide
USP Tablet Compression · Remington Pharmaceutical Sciences Ch.45
Priorité 2Niveau accessible1 personne

Capsuleuse manuelle

Remplissage de gélules vides (gélatine ou végétales) taille 00 à 4. Conditionnement de poudres, extraits secs, huiles essentielles.

USP 711 Dissolution · GMP Capsule Filling Guidelines
2h construction~15€

Ce que ca produit

  • Gélules 250–800 mg selon taille (00 à 4)
  • Capsules de poudres médicinales sans goût ni odeur
  • Microencapsulation d'huiles essentielles diluées
  • Formes orales à libération standard

Matériaux

  • Plateau capsulier 100 trous (bois ou plastique épais)
  • Gélules vides taille 00 (800mg) ou 0 (680mg)
  • Spatule et racloir pour niveler
  • Balance 0,01g · entonnoir doseur
  • Tissu propre pour récupérer l'excédent

Étapes clés

  • Séparer corps et capuchons des gélules vides
  • Insérer les corps dans le plateau ouverture vers le haut
  • Verser la poudre tamisée · tasser légèrement avec spatule
  • Racler pour égaliser le remplissage
  • Poser le plateau capuchons · presser fermement pour fermer

Précautions

  • Peser avant et après : uniformité masse USP ±10%
  • Humidité <40% : les gélules ramollissent et s'ouvrent
  • Conservation : récipients hermétiques + silicagel
  • Ne pas mélanger principes actifs incompatibles dans un lot
USP 711 Dissolution · GMP Capsule Filling Guidelines
DIG PHARMA · Pilier 3

Sourcer les matières

60 matières premières médicinales classées par accessibilité.

Para-aminophénol

Précurseur paracétamol

Poudre blanche · boutiques en ligne spécialisées · 15–30 €/kg · Légal · Aussi vendu en teinture capillaire

Acide salicylique

Précurseur aspirine

Poudre blanche · pharmacies, boutiques en ligne · 5–15 €/kg · Légal

Anhydride acétique

Réactif d'acétylation

Liquide incolore, odeur vinaigre fort · fournisseurs de chimie fine · 10–20 €/L · Légal (surveillance en France pour usage de synthèse)

Benzocaïne poudre

Anesthésique local topique

Poudre blanche · pharmacies, boutiques en ligne · 10–30 €/100 g · Légal

Lidocaïne base

Anesthésique local

Poudre blanche · fournisseurs de chimie fine · 30–80 €/25 g · Légal sans prescription en France

Eau oxygénée 30–35 %

Précurseur H₂O₂ 3 %

Liquide incolore très oxydant · Drogueries, piscines (traitement eau) · 5–10 €/L · Gants + lunettes obligatoires

Iode en cristaux (I₂)

Antiseptique, Lugol

Cristaux brun-noir · Pharmacies vrac, photographie argentique, chimie · 10–20 €/100 g

Iodure de potassium (KI)

Solubilisant de l'iode

Poudre blanche · Pharmacies, chimie · 10–15 €/100 g

Chlorure de potassium (KCl)

Électrolyte SRO renforcée

Poudre blanche · Rayons « sel allégé » en supermarché · 3–5 €/250 g

Acide citrique

Stabilisant, conservateur

Poudre blanche · Supermarchés (rayon conserves), boutiques en ligne · 2–5 €/kg

Chlorure ferrique (FeCl₃)

Réactif contrôle qualité

Poudre orange · Drogueries (mordant teinture), chimie · 3–8 €/100 g

Carbomère (gel neutre)

Base galénique gel

Poudre blanche → gel transparent · Cosmétique DIY, boutiques en ligne · 5–15 €/100 g

Beurre de cacao / Witepsol

Base suppositoires

Fond à 37 °C · Magasins bio, pharmacies, boutiques en ligne · 5–15 €/kg

Plaques TLC silice (60 F254)

Contrôle qualité TLC

Plaques alu ou plastique · boutiques en ligne spécialisées · 10–20 €/25 plaques

Lampe UV 254 nm

Révélateur TLC

Stylo ou lampe portative · boutiques en ligne · 5–15 €

Sel de mer / NaCl

Osmotique, conservateur

Sérum physiologique 0,9% · Gargarismes · Conservation

Vinaigre blanc 8°

Acide acétique

Antimicrobien de surface · Antifongique cutané

Alcool éthylique 95°

Éthanol

Antiseptique · Solvant pour extractions et teintures

Huile d'olive vierge

Oléique, polyphénols

Excipient universel · Base pommades · Émollient

Miel brut toutes fleurs

H₂O₂, pH acide, propolis

Antibactérien · Cicatrisant · Base sirops

Ail frais

Allicine (libérée à l'écrasement)

Antibactérien large spectre · Antifongique · Antiparasitaire

Gingembre frais

Gingérols, shogaols

Anti-inflammatoire · Antiémétique · Antipyrétique léger

Curcuma en poudre

Curcumine

Anti-inflammatoire chronique · Hépatoprotecteur · Antioxydant

Citron frais

Acide citrique, vitamine C

Antiseptique buccal · Reminéralisant · Conservateur

Bicarbonate de soude

NaHCO₃

Antiacide · Tampon pH préparations · Antiseptique buccal

Eau oxygénée 3%

H₂O₂

Antiseptique plaies · Débridement mécanique (effervescence)

Charbon végétal activé

Carbone macroporeux

Adsorbant intoxications · Anti-ballonnements

Argile verte illite

Silicate alumineux

Anti-infectieuse locale · Adsorbante · Cicatrisante

Sucre blanc (saccharose)

Osmotique

Conservateur · Base sirops · Pansement osmotique plaies

Café moulu (caféine)

Caféine, théophylline

Adjuvant antalgique · Stimulant respiratoire

Paracétamol (pharmacie)

Para-acétamino-phénol

Antipyrétique · Antalgique palier 1

Aspirine (pharmacie)

Acide acétylsalicylique

Anti-inflammatoire · Antiplaquettaire · Antipyrétique

SRO OMS sachet

Na+, K+, Glucose, Cl−

Réhydratation orale infections digestives

Vaseline blanche

Paraffine

Excipient inerte · Pansement occlusif · Protection peau

Glycérine végétale

Glycérol

Humectant · Co-solvant · Lubrifiant · Base suppositoires

Savon de Marseille 72%

Triglycérides, soude

Tensioactif · Dégraissant · Décontamination mains

Vinaigre de cidre

Acide malique + acétique

Antifongique cutané · Régulateur pH · Oreilles

Huile de coco vierge

Acide laurique C12

Antimicrobien · Excipient pommades · Antifongique

Argile blanche kaolin

Silicate d'aluminium

Poudre protectrice · Excipient comprimés DIY

Propolis (ruche ou apiculteur)

Flavonoïdes, acides phénoliques

Antibactérien · Antifongique · Antiviral · Cicatrisant

Quantités cibles pour un groupe de 10 personnes sur un an. Les parties récoltées (feuilles, fleurs, racines) sont indiquées en poids sec sauf mention contraire.

Aloe vera

Gel : acemannane, aloïne · Cicatrisant brûlures · Anti-inflammatoire · Laxatif doux

Obtention : achat de rejets ou de plants adultes en jardinerie. Lieu de culture : intérieur en pot ou extérieur sans gel (zone climatique 9+). Lumière : plein soleil ou mi-ombre lumineuse. Sol : substrat pour cactus, très drainant ; pas d'arrosage l'hiver. Quantité cible : 5 à 8 plants adultes suffisent pour un usage courant. Le gel frais est disponible en toute saison.

Calendula officinalis

Flavonoïdes, caroténoïdes · Anti-inflammatoire · Cicatrisant · Antifongique doux

Obtention : semis direct en pleine terre ou en godets. Lieu de culture : extérieur uniquement. Lumière : plein soleil indispensable. Sol : tout sol ordinaire bien drainé, peu gourmand. Saison : semis mars–mai, floraison juin–novembre si effeuillé régulièrement. Quantité cible : 500 g de fleurs séchées par an. Surface nécessaire : 6 m² (environ 40 plants), chaque plant produisant 15 à 20 g de fleurs sèches en saison.

Camomille allemande (Matricaria chamomilla)

Azulène, matricine · Antispasmodique digestif · Anti-inflammatoire · Sédatif léger

Obtention : semis de surface (graine fine, ne pas recouvrir) en caissette, mars–mai. Lieu de culture : extérieur, se ressème spontanément d'une année sur l'autre. Lumière : plein soleil. Sol : pauvre et calcaire de préférence — un sol riche produit trop de feuilles et peu de fleurs. Quantité cible : 300 g de capitules séchés par an. Surface : 3 m², densité 20 plants/m², floraison mai–juillet.

Lavande vraie (Lavandula angustifolia)

Linalol, acétate de linalyle · Antiseptique · Anxiolytique · Antidouleur local

Obtention : boutures semi-ligneuses en août ou achat de plants. Lieu de culture : extérieur, résiste au gel modéré (jusqu'à -15°C). Lumière : plein soleil obligatoire. Sol : calcaire, très drainant, pauvre ; craint l'humidité stagnante. Quantité cible : 200 g de fleurs séchées par an. Cinq à huit plants suffisent (1 plant produit 40 à 60 g de fleurs sèches). Durée de vie : 8 à 10 ans.

Thym vulgaire (Thymus vulgaris)

Thymol, carvacrol · Antibactérien puissant · Expectorant · Antifongique

Obtention : semis ou boutures à talon, ou achat de plants en jardinerie. Lieu de culture : extérieur, semi-rustique (supporte -10°C). Lumière : plein soleil. Sol : calcaire sec, pauvre, très drainant. Quantité cible : 400 g de parties aériennes séchées par an. Dix plants établis suffisent. Tailler après floraison pour densifier.

Sauge officinale (Salvia officinalis)

Thuyone, acide rosmarinique · Antiseptique · Antitranspirant · Antifongique buccal

Obtention : boutures herbacées au printemps ou semis intérieur en mars. Lieu de culture : extérieur, rustique (supporte -15°C). Lumière : plein soleil. Sol : calcaire drainant, pauvre. Quantité cible : 300 g de feuilles séchées par an. Cinq à six plants suffisent. Récolter avant floraison pour une teneur maximale en principes actifs.

Menthe poivrée (Mentha × piperita)

Menthol, menthone · Antispasmodique · Analgésique local · Décongestionnant

Obtention : rhizomes ou stolons (la menthe poivrée est un hybride stérile qui ne se sème pas). Division de touffes en mars. Lieu de culture : extérieur ou grande jardinière (contient l'envahissement). Lumière : mi-ombre à plein soleil. Sol : frais, humifère, bien irrigué. Quantité cible : 500 g de feuilles séchées par an. Quatre mètres carrés suffisent ; plante très productive.

Millepertuis (Hypericum perforatum)

Hypéricine, hyperforine · Antidépresseur léger · Cicatrisant (huile infusée)

Obtention : semis en surface (graine photosensible) ou achat de plants. Lieu de culture : extérieur, rustique. Lumière : plein soleil indispensable à la synthèse de l'hypéricine. Sol : bien drainé, calcaire ou neutre. Quantité cible : 250 g de sommités fleuries séchées par an et 1 litre d'huile infusée. Trois mètres carrés (15 plants). Récolter en juin–juillet à pleine floraison.

Valériane (Valeriana officinalis)

Valéranates, acide valérianique · Sédatif du système nerveux central · Anxiolytique · Aide au sommeil

Obtention : semis en avril ou division de touffes au printemps. Lieu de culture : extérieur, très rustique (supporte -30°C). Lumière : mi-ombre à soleil. Sol : profond, frais, riche en humus. Partie utilisée : racines et rhizomes récoltés à l'automne de la deuxième année. Quantité cible : 200 g de racines séchées par an. Six plants suffisent (chaque plant produit 30 à 50 g de racines sèches).

Échinacée pourpre (Echinacea purpurea)

Alcamides, polysaccharides · Immunostimulant · Prévention infections des voies respiratoires supérieures

Obtention : semis mars–avril ou division de touffes. Lieu de culture : extérieur, vivace rustique. Lumière : plein soleil à mi-ombre. Sol : profond, bien drainé, neutre à légèrement acide. Quantité cible : 300 g de parties aériennes séchées et 100 g de racines (à partir de la troisième année) par an. Huit à dix plants. Floraison juillet–septembre.

Mélisse (Melissa officinalis)

Acide rosmarinique, citral · Anxiolytique · Antiviral (herpès) · Antispasmodique

Obtention : semis en mars ou division de touffes. Lieu de culture : extérieur, rustique (supporte -20°C). Lumière : mi-ombre de préférence (le soleil direct brûle les feuilles). Sol : frais, humifère, légèrement acide. Quantité cible : 400 g de feuilles séchées par an. Quatre à cinq plants suffisent (plante très vigoureuse). Récolter avant floraison pour une teneur maximale en huiles essentielles.

Romarin (Salvia rosmarinus)

Acide rosmarinique, camphre · Antioxydant · Stimulant circulatoire · Conservateur naturel

Obtention : boutures semi-ligneuses à l'automne (facile, taux de réussite de 80%). Lieu de culture : extérieur dans les régions méditerranéennes ; rentrer en pot au-dessous de -10°C. Lumière : plein soleil absolu. Sol : calcaire très drainant, sec. Quantité cible : 300 g de rameaux feuillés séchés par an. Trois plants adultes suffisent. Durée de vie : 15 à 20 ans.

Basilic (Ocimum basilicum)

Eugénol, linalol · Antibactérien · Antispasmodique digestif · Antiparasitaire

Obtention : semis en intérieur de mars à mai (température de germination minimale : 18°C). Lieu de culture : extérieur en été uniquement, ou intérieur en pot toute l'année (température minimale : 15°C). Lumière : plein soleil ou forte lumière artificielle. Sol : riche, frais, pH 6–7. Quantité cible : 200 g de feuilles séchées par an. Renouveler les semis tous les trois mois.

Ortie dioïque (Urtica dioica)

Fer, calcium, silice, chlorophylle · Reminéralisant · Anti-inflammatoire articulaire · Diurétique

Obtention : rhizomes ou division de touffes (le semis est lent et peu recommandé). Lieu de culture : extérieur uniquement, conduite semi-sauvage possible. Lumière : mi-ombre à plein soleil. Sol : riche en azote, frais, profond. Quantité cible : 600 g de feuilles séchées par an. Quatre mètres carrés suffisent ; plante très productive. Porter des gants lors de la récolte.

Coriandre (Coriandrum sativum) — feuilles et graines

Linalol, phthalides · Digestif · Antibactérien · Chélateur de métaux lourds

Obtention : semis direct en place toutes les quatre à six semaines pour une production continue. Lieu de culture : extérieur (cycle court de 60 à 90 jours). Lumière : soleil à mi-ombre. Sol : léger, frais, bien drainé, pH 6,2–6,8. Quantité cible : 150 g de graines séchées par an et feuilles fraîches en usage direct. Deux mètres carrés en semis échelonnés.

Toutes les espèces ci-dessous se trouvent en Europe tempérée (zones climatiques 6–8). Identifier avec certitude avant toute récolte — en cas de doute, consulter un atlas régional ou une application de reconnaissance botanique. Quantités cibles pour 10 personnes sur 1 an.

Plantain (Plantago major)

Aucubine, mucilages · Cicatrisant · Antibactérien · Antihistaminique · Toux

Zone climatique : toute l'Europe, zones 3–9. Habitat : ubiquiste — trottoirs, chemins, prairies piétinées, berges. Saison : feuilles disponibles d'avril à octobre ; fructification juillet–septembre. Récolte : feuilles jeunes avant montée en graines. Quantité cible : 400 g de feuilles séchées par an (cueillette rapide, espèce très abondante).

Sureau noir (Sambucus nigra)

Sambunigrine (baies crues toxiques), anthocyanes · Diaphorétique (fleurs) · Antiviral grippe (baies cuites)

Zone climatique : Europe et Asie tempérée, zones 5–8. Habitat : haies, lisières, jardins, décombres — espèce pionnière nitrophile. Saison : fleurs en juin–juillet ; baies en août–octobre. Attention : les baies crues sont légèrement toxiques (nausées) — cuisson obligatoire avant consommation. Quantité cible : 200 g de fleurs séchées et 1 kg de baies cuites (sirop) par an. Un arbre adulte suffit pour un groupe de 10 personnes.

Achillée millefeuille (Achillea millefolium)

Azulène, achilléine · Hémostatique puissant · Anti-inflammatoire · Fièvre

Zone climatique : zones 3–9, toute l'Europe. Habitat : prairies, bords de chemins, talus ensoleillés, terrains vagues. Saison : floraison juin–septembre. Récolte : sommités fleuries en pleine floraison (blanches ou rose pâle). Quantité cible : 300 g de sommités séchées par an. Espèce très commune ; collecte facile en deux à trois sorties.

Prêle des champs (Equisetum arvense)

Silice organique (70%) · Reminéralisant osseux · Diurétique · Consolidation fractures

Zone climatique : zones 3–8, toute l'Europe septentrionale et centrale. Habitat : bords de fossés, zones humides, vignes, champs cultivés. Saison : tiges stériles vertes disponibles d'avril à août. Attention : ne pas confondre avec la prêle des marais (Equisetum palustre, toxique) — vérifier la gaine noirâtre à la base des tiges. Quantité cible : 250 g de tiges séchées par an.

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Inuline, taraxacine · Dépuratif hépatique · Diurétique · Probiotique (racine)

Zone climatique : toute l'Europe, zones 3–9. Habitat : prairies, gazons, bords de chemins — espèce cosmopolite. Saison : feuilles de mars à juin ; racines récoltées à l'automne de la deuxième année. Récolte : feuilles avant floraison pour moins d'amertume. Quantité cible : 300 g de feuilles séchées et 200 g de racines séchées par an. Abondant partout.

Chardon-Marie (Silybum marianum)

Silymarine · Hépatoprotecteur · Régénérateur des cellules hépatiques

Zone climatique : zones 5–9, surtout régions méditerranéenne et Europe centrale. Habitat : terrains vagues, champs abandonnés, bords de routes, décombres. Saison : graines mûres juillet–septembre (capitules qui blanchissent). Récolte : couper les capitules avant leur ouverture complète, laisser sécher, battre pour extraire les graines. Quantité cible : 200 g de graines séchées par an.

Reine-des-prés (Filipendula ulmaria)

Acide salicylique, flavonoïdes · Anti-inflammatoire · Antipyrétique · Anticoagulant léger

Zone climatique : zones 3–8, Europe humide et fraîche. Habitat : bords de rivières, fossés, prairies humides, aulnaies. Saison : floraison juin–août (fleurs crème très odorantes). Récolte : sommités fleuries en début de floraison, odeur d'amande caractéristique. Contre-indication : allergie à l'aspirine. Quantité cible : 250 g de sommités séchées par an.

Bourrache (Borago officinalis)

Acide gamma-linolénique (graines) · Anti-inflammatoire systémique · Dermatites · Hormonal

Zone climatique : zones 5–9, toute l'Europe, se ressème spontanément. Habitat : potagers, jardins, décombres, terrains vagues. Saison : floraison continue de mai à octobre. Récolte : graines brunes à maturité (septembre) pour l'huile ; fleurs bleues fraîches ou en infusion. Quantité cible : 50 g de graines séchées par an (teneur en acide gamma-linolénique : 20 à 25%).

Grande camomille (Tanacetum parthenium)

Parthénolide · Prévention migraines · Anti-inflammatoire

Zone climatique : zones 4–9, Europe et Asie Mineure. Habitat : murs, haies, jardins abandonnés, décombres. Saison : floraison juillet–septembre (fleurs ressemblant à de petites marguerites). Récolte : feuilles fraîches en usage prophylactique contre les migraines ; séchage délicat (odeur de camphre). Quantité cible : 150 g de feuilles séchées par an.

Bardane (Arctium lappa)

Inuline, arctigenine · Dépuratif · Antibactérien cutané · Acné · Psoriasis

Zone climatique : zones 3–8, Europe entière. Habitat : lisières ombragées, décombres, bords de chemins humides. Saison : racines récoltées à l'automne de la première année, avant la montée en graines. Récolte : racines longues et charnues, à déterrer soigneusement sur 50 à 80 cm de profondeur. Quantité cible : 400 g de racines séchées par an.

Mélilot (Melilotus officinalis)

Coumarine, mélilotoside · Veino-tonique · Antioxydant · Anticoagulant léger

Zone climatique : zones 4–8, Europe et Asie centrale. Habitat : talus, bords de routes, friches, prairies sèches calcaires. Saison : floraison juin–septembre (grappes jaunes à odeur de vanille). Récolte : sommités fleuries avant fanaison complète. Contre-indication : ne pas utiliser sous traitement anticoagulant. Quantité cible : 200 g de sommités séchées par an.

Tussilage (Tussilago farfara)

Mucilages, tussilagine · Expectorant doux · Bronchite

Zone climatique : zones 3–8, toute l'Europe. Habitat : argiles humides, bords de chemins, talus argileux, terrains décapés. Saison : fleurs jaunes de mars à avril (avant l'apparition des feuilles) ; feuilles récoltées en mai–juin. Utilisation : durée de cure limitée à six semaines maximum en raison de la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques à faible dose. Quantité cible : 100 g de feuilles séchées par an (usage ponctuel).

Framboisier (Rubus idaeus)

Tanins, fragarine · Antispasmodique utérin · Astringent · Diarrhées

Zone climatique : zones 3–8, Europe entière, surtout en régions montagneuses. Habitat : sous-bois, lisières claires, coupes forestières. Saison : feuilles récoltées en mai–juin (avant fructification) ; fruits en juillet–août. Récolte : jeunes feuilles sans les tiges. Quantité cible : 200 g de feuilles séchées par an et fruits frais en usage direct.

Ronce (Rubus fruticosus)

Tanins ellagiques · Astringent puissant · Antidiarrhéique · Plaies buccales

Zone climatique : zones 5–9, toute l'Europe. Habitat : haies, lisières, coupes forestières, friches — espèce pionnière très commune. Saison : jeunes feuilles en avril–juin ; mûres en août–septembre. Récolte : feuilles avec protection des mains (épines). Quantité cible : 200 g de feuilles séchées par an. Facile à trouver presque partout.

Tilleul (Tilia cordata ou T. platyphyllos)

Flavonoïdes, mucilages · Anxiolytique doux · Diaphorétique · Hypotenseur léger

Zone climatique : zones 3–8, toute l'Europe. Habitat : forêts de feuillus, parcs, avenues, haies. Saison : fleurs et bractées récoltées en juin–juillet lors de la pleine floraison (fenêtre courte : deux à trois semaines). Récolte : fleurs avec leurs bractées, séchage rapide à l'ombre à 35°C maximum. Quantité cible : 300 g de fleurs et bractées séchées par an. Un tilleul adulte permet la collecte en une heure.

DIG PHARMA · Pilier 4

Synthèse pharmaceutique

8 blocs · 24 protocoles · Sources pharmacopée / brevets expirés.

01
Analgésiques — Antifièvre
3 protocoles

Paracétamol — synthèse complète

C'est quoi
L'analgésique le plus utilisé au monde. Réduit la douleur et la fièvre. Produit depuis 1956, brevet expiré, procédé dans la Pharmacopée Européenne.
Précurseurs (pour 10 g)
Para-aminophénol (poudre blanche, 10,9 g) — boutiques en ligne spécialisées, 15–30 €/kg. Aussi vendu comme intermédiaire de teinture capillaire. Légal partout.
Anhydride acétique (10,5 mL) — fournisseurs chimie (fournisseurs de chimie fine, Fisher), 10–20 €/L. Odeur forte de vinaigre concentré — travailler en extérieur ou sous ventilation.
Eau distillée (12 mL)
Matériel
Bécher 200 mL ou casserole inox · Thermomètre · Plaque chauffante ou bain-marie · Filtre à café · Balance précise (±0,01 g) · Gants nitrile + lunettes
Procédé étape par étape
1. Peser 10,9 g de para-aminophénol dans le bécher.
2. Ajouter 12 mL d'eau distillée. Mélanger.
3. Ajouter lentement 10,5 mL d'anhydride acétique en agitant sans arrêt — la réaction dégage de la chaleur, c'est normal.
4. Chauffer à 85 °C pendant 15 minutes en agitant régulièrement.
5. Retirer du feu. Laisser refroidir 30 min à température ambiante.
6. Mettre au réfrigérateur 1 h — les cristaux blancs se forment.
7. Filtrer sur papier café. Rincer avec 20 mL d'eau froide.
8. Sécher à l'air ou au four à 60 °C pendant 2 h.
Rendement attendu : 12–13 g (85–90 %)
Contrôle qualité
Test chlorure ferrique (FeCl₃) : dissoudre une pincée dans de l'eau, ajouter 2 gouttes de solution FeCl₃ (chlorure de fer — droguerie ou fournisseur chimie). Incolore = pur. Violet-rouge = para-aminophénol résiduel, recommencer la filtration-rinçage.
Point de fusion : 169–170 °C (avec thermomètre de précision).
Aspect : poudre blanche fine, sans odeur forte.
Conservation
3–5 ans en flacon hermétique, à l'abri de la lumière et de l'humidité.
Erreurs courantes
Ajouter l'anhydride acétique trop vite → projection. Toujours lentement. / Ne pas mettre au frigo → cristaux ne se forment pas, rendement faible. / Séchage insuffisant → comprimés moisissent.
Pharmacopée Européenne 10.0 USP 43 — Acetaminophen

Aspirine (acide acétylsalicylique) — synthèse classique

C'est quoi
Anti-douleur, anti-fièvre, anti-inflammatoire et anticoagulant (fluidifie le sang). Synthèse connue depuis 1897, c'est le TP de chimie de terminale. 2 précurseurs, 30 minutes.
Précurseurs (pour 10 g)
Acide salicylique (13,8 g) — pharmacies, boutiques en ligne bio (utilisé contre l'acné), 5–15 €/kg.
Anhydride acétique (14 mL) — même source que paracétamol.
Acide phosphorique 85 % (5 gouttes, catalyseur) — droguerie, magasin brassage, 5–10 €/L.
Procédé étape par étape
1. Peser 13,8 g d'acide salicylique dans un bécher.
2. Ajouter 14 mL d'anhydride acétique.
3. Ajouter 5 gouttes d'acide phosphorique (ça accélère la réaction).
4. Chauffer à 85 °C pendant 15 minutes en agitant.
5. Hors feu, ajouter lentement 20 mL d'eau froide — ça mousse légèrement (l'excès d'anhydride réagit avec l'eau).
6. Laisser refroidir 30 min puis mettre au frigo 1 h.
7. Filtrer, rincer à l'eau froide, sécher.
Rendement attendu : 13–14 g (88–92 %)
Contrôle qualité
Test FeCl₃ : aucune coloration violette = pur. Violet = acide salicylique résiduel — recristalliser dans éthanol/eau (1:3) chaud, refroidir, filtrer.
Odeur : légèrement vinaigrée après séchage = normale. Si très forte odeur persistante = acide acétique résiduel, remettre à sécher.
Attention
Ne pas donner aux enfants de moins de 16 ans (risque de syndrome de Reye — complication neurologique grave). Anticoagulant — éviter avant une opération.
Pharmacopée Européenne 10.0

Ibuprofène — niveau avancé

C'est quoi
Anti-inflammatoire non stéroïdien (bloque l'inflammation à la source). Plus puissant que l'aspirine pour les douleurs musculaires et articulaires.
Difficulté
Synthèse en 3 étapes catalytiques (procédé Hoechst simplifié). Accessible avec un labo équipé (colonne de distillation, solvants anhydres). Pas un premier projet — faire paracétamol et aspirine d'abord.
Précurseurs
Isobutylbenzène (précurseur principal) + chlorure d'acétyle + chlorure d'aluminium (catalyseur Lewis) → dans des fournisseurs chimie industrielle (fournisseurs de chimie fine, Acros). Tous légaux.
Référence
Procédé Boots-Hoechst (brevet expiré 1985). Documenté dans J. Chem. Ed. 2001 comme protocole de synthèse universitaire.
J. Chem. Ed. 2001 — Ibuprofen synthesis
02
Antiseptiques — Désinfectants
4 protocoles

Alcool éthylique grade médical — 70° et 95°

C'est quoi
L'éthanol à 70 % tue bactéries et virus sur la peau et les surfaces. À 95 %, il sert de solvant pour d'autres préparations. C'est la base de presque tout le reste.
Précurseur
Alcool agricole pur 95–96° (eau-de-vie, alcool de betterave alimentaire) — épiceries spécialisées, distillateurs, boutiques en ligne (Everclear), 10–25 €/L.
Ne jamais utiliser l'alcool à brûler — il contient du méthanol (toxique) et des dénaturants. Si tu n'as que ça, une redistillation avec un alambic permet de le purifier (méthanol bout à 64,7 °C, éthanol à 78,4 °C — séparer les deux fractions).
Pour obtenir 70° depuis 95°
Formule de dilution : prendre 737 mL d'alcool à 95° + 263 mL d'eau distillée = 1 litre à 70°.
Pour obtenir 95° (distillation)
Chauffer de l'alcool alimentaire fort dans un alambic. Collecter la fraction qui distille entre 78 et 79 °C — c'est l'éthanol pur.
Contrôle qualité
Alcoomètre (pèse-alcool, 5–10 € sur boutiques en ligne) — mesure directe du degré. Odeur : alcool pur, sans odeur de plastique ou de solvant.
WHO AHF Formulation v3

Solution de Dakin stabilisée

C'est quoi
Antiseptique liquide pour nettoyer les plaies infectées. Plus doux que l'eau oxygénée pure, ne brûle pas les tissus vivants. Médicament essentiel OMS. Zéro synthèse complexe — 3 ingrédients supermarché.
Précurseurs (pour 1 litre)
Eau de Javel à 2,6 % de chlore actif (standard France) — 800 mL
Eau oxygénée à 3 % (10 volumes) — 200 mL — pharmacies ou supermarchés
Bicarbonate de soude — 4 g
Procédé
Verser 800 mL de Javel dans un flacon opaque. Ajouter 200 mL d'eau oxygénée. Ajouter 4 g de bicarbonate (stabilisant du pH). Mélanger doucement. La couleur légèrement jaune est normale.
Contrôle qualité
Papier pH : doit lire 8–9 (basique). Odeur de chlore légère. Si odeur très forte de Javel → trop concentré, diluer.
Conservation
2 semaines maximum en flacon opaque fermé — l'hypochlorite (le principe actif) se dégrade vite à la lumière. Préparer en petites quantités.
Pharmacopée Française — Dakin

Eau oxygénée stabilisée 3 % depuis concentré

C'est quoi
L'eau oxygénée (peroxyde d'hydrogène H₂O₂) à 3 % nettoie les plaies par effervescence. Produite en diluant du concentré industriel — 10 fois moins cher qu'en pharmacie.
Précurseurs
Eau oxygénée 30–35 % (grade alimentaire ou industriel) — drogueries, en ligne, 5–10 €/L. Attention : concentré très oxydant.
Eau distillée
Acide citrique (1 g/L, stabilisateur) — supermarchés, rayons conserves.
Précautions OBLIGATOIRES
Lunettes + gants épais pour manipuler le concentré 30–35 %. Brûle la peau et les yeux en quelques secondes. En cas de contact, rincer abondamment à l'eau 15 min.
Procédé (pour 1 litre à 3 %)
Verser 100 mL d'eau oxygénée à 30 % dans 900 mL d'eau distillée (toujours ajouter le concentré dans l'eau, jamais l'inverse). Ajouter 1 g d'acide citrique. Mettre en flacon brun fermé.
Contrôle qualité
Verser une goutte sur une petite plaie ou une pincée de levure — l'effervescence (mousse) confirme que le produit est actif.
Conservation
12 mois en flacon brun hermétique, à l'abri de la chaleur. Se dégrade accélérée si exposé à la lumière ou à la chaleur.
WHO EMP 2010

Solution iodée (Lugol simplifié)

C'est quoi
Antiseptique à large spectre (bactéries, virus, champignons) pour la désinfection des plaies avant suture ou pour stériliser de l'eau de boisson.
Précurseurs
Iode en cristaux (I₂) — fournisseurs chimie ou photographie argentique (10–20 €/100 g)
Iodure de potassium (KI, augmente la solubilité) — même sources, 10–15 €/100 g
Eau distillée
Procédé (Lugol 1 %)
Dissoudre 10 g d'iodure de potassium dans 100 mL d'eau. Ajouter 5 g d'iode en cristaux. Agiter jusqu'à dissolution complète (la solution devient brun-foncé). Compléter à 500 mL.
Usages
Désinfection cutanée avant incision. Stérilisation eau de boisson : 2 gouttes/litre, attendre 30 min.
USP 43 — Strong Iodine Solution
03
Solutions stériles — Réhydratation
3 protocoles

Sérum physiologique NaCl 0,9 %

C'est quoi
Solution saline stérile pour nettoyer les plaies, rincer les yeux, reconstituer des médicaments en poudre, perfusion en urgence. Recette : 9 g de sel dans 1 litre d'eau. C'est tout.
Précurseurs
Chlorure de sodium pur (NaCl) — sel de cuisine sans additifs, ou sel de laboratoire, 9 g par litre
Eau distillée — ou eau bouillie 20 min pour usage externe uniquement
Procédé
1. Dissoudre 9 g de sel dans 1 L d'eau distillée. Agiter jusqu'à dissolution complète.
2. Pour usage stérile (plaies internes, yeux) :
— Option A : filtrer sur membrane 0,22 µm (filtre seringue, 1–2 €/unité, boutiques en ligne/boutiques en ligne) → tue bactéries et virus.
— Option B : mettre en bocal fermé dans une cocotte-minute à pression maximale pendant 20 min (équivalent autoclave 121 °C).
3. Mettre en flacon stérile fermé.
Contrôle qualité
Parfaitement limpide, sans particules. Conductimètre (mesure du sel) : ~17 mS/cm. Goût : légèrement salé, sans amertume ni goût de plastique.
Conservation
6 mois en flacon stérile fermé. 24 h après ouverture.
WHO Essential Medicines

Solution de Réhydratation Orale — formule OMS exacte

C'est quoi
Le médicament qui a sauvé le plus de vies dans l'histoire. Remplace les électrolytes perdus lors de diarrhées, vomissements, déshydratations. L'OMS estime qu'il a divisé par 3 la mortalité infantile par diarrhée depuis 1980.
Précurseurs (pour 1 litre)
Chlorure de sodium (NaCl, sel de table) — 2,6 g
Chlorure de potassium (KCl) — 1,5 g — rayons sels de régime (« sel light ») ou pharmacies
Citrate de sodium trihydraté — 2,9 g — ou bicarbonate de soude 2,5 g si pas disponible
Glucose anhydre — 13,5 g — ou saccharose (sucre blanc) 27 g à la place
Eau propre bouillie refroidie — 1 litre
Procédé
Dissoudre tous les ingrédients dans 1 L d'eau bouillie refroidie. Agiter jusqu'à dissolution complète. Goût : légèrement salé-sucré. Utiliser dans les 24 h.
Usage
Adulte : 250 mL toutes les 15 min. Enfant : 5 mL/kg toutes les 15 min. Si vomissements : donner à la cuillère, 5 mL toutes les 5 min.
WHO/UNICEF ORS 2006

Collyre physiologique stérile

C'est quoi
Solution pour rincer les yeux — corps étrangers, produits chimiques, infections légères. Identique au sérum physiologique mais avec exigences de stérilité plus strictes.
Précurseurs
Chlorure de sodium 0,9 g + eau distillée stérilisée 100 mL. Option améliorée : ajouter acide borique 1,5 g/100 mL (tampon légèrement acide, plus proche du pH des larmes, moins irritant).
Procédé
Dissoudre. Filtrer obligatoirement sur membrane 0,22 µm (les yeux tolèrent zéro contamination). Mettre en pipette ou flacon compte-gouttes stérile. Usage unique après ouverture.
Conservation
6 mois fermé. À jeter 24 h après ouverture.
WHO Ophthalmic Preparations
04
Anesthésiques locaux
2 protocoles

Benzocaïne gel 20 % (anesthésique topique)

C'est quoi
Anesthésique local qui engourdit la surface de la peau ou des muqueuses (l'intérieur de la bouche, etc.) pendant 20 à 40 minutes. Utilisé en dentisterie, pour les aphtes, les brûlures légères, les hémorroïdes. Effet uniquement en surface — ne pénètre pas les tissus profonds.
Précurseurs (pour 100 g de gel)
Benzocaïne en poudre (20 g) — légale, boutiques en ligne, boutiques en ligne, fournisseurs cosmétiques. Aussi utilisée en maquillage comme anesthésiant léger. 10–30 €/100 g.
Éthanol 95 % (20 mL, solvant pour dissoudre la benzocaïne)
Base gel neutre (80 g) — carbomère (gel transparent, pharmacies/boutiques en ligne), ou vaseline blanche, ou gel d'aloe vera neutre
Procédé
1. Peser 20 g de benzocaïne en poudre.
2. La dissoudre dans 20 mL d'éthanol 95 % en agitant (la benzocaïne ne se dissout pas dans l'eau).
3. Incorporer progressivement ce mélange dans 80 g de gel neutre en malaxant vigoureusement.
4. L'alcool s'évapore partiellement — normal.
5. Homogénéiser jusqu'à texture uniforme, sans grumeaux blancs visibles.
6. Mettre en pot ou tube.
Contrôle qualité
Test sur dos de la main : appliquer une noisette, attendre 3 minutes → sensation d'engourdissement = produit actif. Texture : gel homogène sans grains.
Conservation
12 mois au frais, à l'abri de la lumière.
USP — Benzocaine monograph

Lidocaïne topique reconcentrée depuis OTC

C'est quoi
La lidocaïne est l'anesthésique local le plus utilisé en médecine. Les anesthésiques dentaires OTC (Xylocaïne spray, Dynexan gel, etc.) contiennent 2–10 % de lidocaïne. On peut concentrer et reformuler cette lidocaïne pour obtenir des préparations plus efficaces.
Méthode 1 — Reformulation directe
Utiliser un gel lidocaïne 2 % du commerce comme base. Pour augmenter la concentration à 5 % : ajouter 3 g de lidocaïne base (disponible chez fournisseurs chimie, légale) pour 100 g de gel commercial. Mélanger à fond.
Méthode 2 — Depuis poudre
Lidocaïne base (poudre blanche) — légale en France, fournisseurs de chimie fine, 30–80 €/25 g. Dissoudre dans acide chlorhydrique dilué pour obtenir lidocaïne chlorhydrate (plus soluble dans l'eau). Incorporer dans gel carbomère neutre.
Usage
Anesthésie cutanée avant suture, soins dentaires de terrain, douleurs sur muqueuses. Effet en 5–10 min, durée 45–90 min selon concentration.
Attention
Ne pas avaler de grandes quantités — toxique par voie orale à forte dose. Ne pas injecter — la forme injectable nécessite une stérilité et un pH contrôlé que le labo DIY ne peut pas garantir.
Strichartz 1987 — Lidocaine mechanisms
05
Antibiotiques de terrain
2 protocoles

Reconditionnement antibiotiques vétérinaires

C'est quoi
Les antibiotiques vétérinaires (amoxicilline, tétracycline, métronidazole) sont chimiquement identiques aux versions humaines. Dans de nombreux pays sans accès médical, c'est la seule source disponible. Légal à acheter, légal à reconvertir pour usage humain dans la plupart des juridictions européennes si pas de prescription requise.
Produits concernés
Amoxicilline vétérinaire 500 mg — même molécule qu'Amoxil humain. Disponible dans les coopératives agricoles, vétérinaires, en ligne (pays voisins si besoin).
Métronidazole vétérinaire 250–500 mg — même que Flagyl. Amibes, anaérobies, infections digestives.
Tétracycline vétérinaire 250 mg — large spectre, infections respiratoires, cutanées.
Vérification avant usage
1. Vérifier la DCI (nom de la molécule) — identique à la version humaine.
2. Vérifier le dosage en mg/comprimé — même dose que prescrit pour humain.
3. Vérifier la date de péremption — les antibiotiques périmés peuvent être inactifs ou dans de rares cas toxiques (tétracycline).
4. Inspecter l'aspect : pas de coloration anormale, pas d'odeur inhabituelle.
Reconditionner
Transférer dans des gélules opaques étiquetées si le conditionnement vétérinaire est en vrac. Indiquer : molécule, dosage, date de fabrication, date de péremption, lot.
Usage responsable
Toujours finir un traitement antibiotique (7–14 jours selon molécule). Arrêter trop tôt = résistance bactérienne. Un antibiogramme (culture de la bactérie pour identifier le bon antibiotique) reste la référence si accessible.
WHO AWaRe — Antibiotics list

Pommade soufre anti-gale (synthèse simple)

C'est quoi
La gale est une infection de peau par un acarien (Sarcoptes scabiei). La pommade soufre à 10 % est le traitement de première ligne recommandé par l'OMS dans les pays à ressources limitées — efficace, pas cher, deux précurseurs.
Précurseurs (pour 100 g)
Soufre en poudre sublimé (fleur de soufre) — 10 g — jardineries (fongicide naturel), pharmacies vrac, 2–5 €/kg
Vaseline blanche — 90 g — pharmacies
Procédé
Faire tiédir légèrement la vaseline (pas fondre — juste ramollir). Incorporer le soufre en poudre petit à petit en mélangeant vigoureusement. Homogénéiser jusqu'à pommade jaune uniforme sans grumeaux.
Usage
Appliquer sur tout le corps (sauf visage et muqueuses) le soir, laisser une nuit, rincer le matin. Répéter 3 nuits consécutives. Laver draps et vêtements à 60 °C entre chaque application.
WHO EML — Scabies protocol
06
Galénique — Mise en forme
3 protocoles

Capsulage manuel

C'est quoi
Mettre une poudre (paracétamol, charbon activé, etc.) en gélules dosées précisément. La mise en forme est souvent aussi importante que la synthèse — une poudre libre est difficile à doser et à avaler.
Matériel
Gélules vides taille 0 (500–600 mg de capacité) — boutiques en ligne, boutiques en ligne, herboristeries, 5–10 €/100 unités. Taille 1 (400 mg), taille 2 (300 mg) aussi disponibles.
Machine à gélules manuelle (plaque de remplissage 24 ou 100 trous) — 5–20 € sur boutiques en ligne. Pas indispensable mais multiplie la vitesse par 20.
Balance précise ±0,01 g — obligatoire pour les médicaments.
Procédé sans machine
1. Peser la dose souhaitée (ex : 500 mg de paracétamol).
2. Séparer la gélule (corps + capuchon).
3. Remplir le corps de gélule avec la poudre — tasser légèrement avec un crayon.
4. Refermer avec le capuchon. Un clic indique la fermeture correcte.
5. Vérifier le poids total de la gélule remplie (tarer d'abord une gélule vide).
Étiquetage obligatoire
Toujours indiquer sur le flacon : molécule, dosage par gélule, date de fabrication, lot, date de péremption du produit.

Suppositoires DIY

C'est quoi
Forme pharmaceutique utile quand le patient vomit (médicament absorbé par voie rectale au lieu d'orale). Aussi plus efficace pour certaines molécules comme le paracétamol chez l'enfant.
Précurseurs
Beurre de cacao ou Witepsol (excipient qui fond à 37 °C = température du corps) — magasins bio, pharmacies, 5–15 €/kg
Molécule active (paracétamol en poudre, par exemple) en dose calculée
Procédé
1. Faire fondre 9 g de beurre de cacao au bain-marie à 40 °C (ne pas surchauffer).
2. Hors feu, incorporer 1 g de paracétamol en poudre (soit 10 % = 500 mg dans un suppositoire de 5 g). Mélanger rapidement.
3. Couler dans des moules à suppositoires (plastique souple, boutiques en ligne, 5–10 €) ou dans du papier aluminium roulé en tube.
4. Laisser refroidir au réfrigérateur 1 h avant démoulage.
Conservation
Au réfrigérateur (le beurre de cacao fond à température ambiante en été).

Sirop base — excipient universel

C'est quoi
Une base sirupeuse neutre dans laquelle incorporer n'importe quelle molécule active hydrosoluble (paracétamol dissous, charbon, etc.). Utile pour les enfants qui ne savent pas avaler des gélules.
Précurseurs (pour 100 mL)
Saccharose (sucre blanc) — 65 g / Eau distillée — 35 mL / Conservateur : glycérine végétale 5 mL ou acide citrique 0,1 g
Procédé
Chauffer eau et sucre à 70 °C jusqu'à dissolution complète. Laisser refroidir. Ajouter glycérine. La molécule active est ajoutée froide, dissoute séparément si besoin dans un minimum d'eau.
Conservation
3 mois au réfrigérateur. Le sucre agit comme conservateur naturel.
07
Contrôle qualité — Vérifier ce qu'on produit
3 techniques

Chromatographie sur couche mince (TLC)

C'est quoi
La TLC (chromatographie sur couche mince) est la technique la plus simple pour vérifier la pureté d'une molécule. Une plaque + une lampe UV + un solvant. C'est ce qui distingue un labo sérieux d'une cuisine. Coût : 5–10 € pour débuter.
Matériel
Plaques TLC silice aluminium (60 F254) — boutiques en ligne spécialisées, 10–20 €/25 plaques. Les plaques en plastique (5–8 €) suffisent pour un premier labo.
Lampe UV 254 nm — 5–15 € sur boutiques en ligne. Révèle les molécules organiques qui absorbent les UV.
Solvants d'élution : éthyl acétate + hexane (90/10 pour paracétamol) — fournisseurs chimie.
Capillaire en verre (ou micropipette) pour déposer l'échantillon.
Procédé (vérification paracétamol)
1. Dissoudre une pincée de ton paracétamol dans 1 mL de méthanol. Faire pareil avec du paracétamol commercial (référence).
2. Déposer une micro-goutte de chaque sur la plaque TLC à 1 cm du bas, espacées de 1 cm.
3. Tremper le bas de la plaque dans le solvant (éthyl acétate / hexane 9:1) dans un bocal fermé.
4. Laisser monter jusqu'à 1 cm du haut (~5 min). Sortir, sécher à l'air.
5. Observer sous lampe UV 254 nm.
Résultat attendu : ta tache doit être à la même hauteur que la référence commerciale (même Rf). Une tache supplémentaire = impureté.
Interprétation
Rf = hauteur tache ÷ hauteur solvant. Paracétamol pur : Rf ≈ 0,45 dans éthyl acétate/hexane 9:1. Para-aminophénol (impureté) : Rf différent + réagit avec ninhydrine (spray révélateur).

Tests colorimétriques rapides

C'est quoi
Des réactifs chimiques qui changent de couleur au contact d'une molécule spécifique. Moins précis que la TLC mais plus rapides — bon premier filtre avant la TLC.
Réactifs essentiels
Chlorure ferrique (FeCl₃) 1 % en solution — détecte phénols (para-aminophénol, salicylate). Violet = présence. Incolore = absent. Indispensable pour vérifier paracétamol et aspirine.
Réactif de Marquis (H₂SO₄ conc. + formaldéhyde) — détecte les alcaloïdes. Couleur selon molécule.
Nitrate d'argent (AgNO₃) — détecte chlorures (vérifier NaCl dans sérum physio).
Papier pH universel — pour toutes les solutions. Dakin : pH 8–9. Sérum physio : pH 5–7.
Préparation FeCl₃ 1 %
Dissoudre 1 g de chlorure ferrique (FeCl₃, droguerie ou chimie, 2–5 €/100 g) dans 100 mL d'eau distillée. Conserver en flacon brun 12 mois.

Mesures physiques — pH, degré alcool, densité

pH-mètre numérique
10–20 € sur boutiques en ligne. Calibrer avant chaque série de mesures avec solutions tampon pH 4 et pH 7 (incluses). Mesurer pH de toutes les solutions — déviation de ±0,5 par rapport à la cible = à investiguer.
Alcoomètre (pèse-alcool)
5–10 € sur boutiques en ligne. Mesure le degré d'alcool par densité. Tremper dans la solution, lire la graduation à fleur de liquide. Indispensable pour vérifier alcool 70° et 95°.
Réfractomètre
15–30 €. Mesure la concentration en sucre (° Brix) ou en sel (% NaCl) selon le modèle. Utile pour vérifier SRO et solutions de glucose.
Balance précise ±0,01 g
15–40 €. Absolument obligatoire. Toutes les synthèses pharmaceutiques requièrent une pesée précise. Une erreur de dosage x10 peut transformer un analgésique en danger.
08
Urgences terrain — Réponse immédiate
2 protocoles

Charbon activé urgence intoxication

C'est quoi
Le charbon activé est une forme de carbone avec des millions de micropores qui absorbent les toxines dans l'estomac avant qu'elles passent dans le sang. C'est le traitement standard des urgences toxicologiques dans les pays sans centre anti-poison.
Précurseurs — production DIY
Méthode 1 — Charbon de bois activé maison : Brûler du bois de coco ou de chêne en atmosphère réduite en oxygène (recouvrir le feu de terre humide). Le carbone obtenu est ensuite activé par chauffage vapeur à 800–900 °C ou traitement acide (HCl puis rinçage). Procédé complexe — voir sources.
Méthode 2 — Achat vrac : Charbon végétal activé (coco ou bois) en poudre — 5–15 €/kg en ligne, magasins bio, grandes surfaces.
Usage urgence
Dose adulte : 1 g/kg de poids corporel (soit 50–80 g pour un adulte moyen). Mélanger dans 250 mL d'eau, boire immédiatement. Peut être répété 1 h après. Délai critique : efficace si pris dans la première heure après ingestion.
Contre-indications
N'absorbe PAS : acides forts, bases fortes, alcools, cyanure, métaux lourds, fer. Ne pas donner si patient inconscient (risque fausse route).
Clin Toxicol 2005 — Activated charcoal

Eau de boisson — stérilisation d'urgence

C'est quoi
En situation de crise (inondation, coupure réseau, déplacement), l'eau contaminée tue plus vite que le manque de médicaments. 3 méthodes selon les ressources disponibles.
Méthode 1 — Ébullition
Porter à ébullition 1 minute (3 minutes en altitude >2000 m). Tue 100 % des agents pathogènes biologiques (bactéries, virus, parasites). Ne traite pas les contaminants chimiques.
Méthode 2 — Chloration (eau de Javel)
2 gouttes d'eau de Javel 2,6 % par litre d'eau claire. Attendre 30 min. Pour eau trouble : filtrer d'abord sur tissu propre + 4 gouttes. Goût de chlore léger = normal et signe d'efficacité.
Méthode 3 — Filtre céramique DIY
Filtre gravitaire en deux seaux : seau supérieur avec filtre céramique (pores 0,2 µm, boutiques en ligne/boutiques en ligne, 10–20 €) → élimine bactéries et parasites. À compléter avec chloration pour les virus.
WHO Water Quality Guidelines 2017

Références scientifiques

01 · Analgésiques — Antifièvre
Graham GG, Davies MJ, Day RO, et al. "The modern pharmacology of paracetamol: therapeutic actions, mechanism of action, metabolism, toxicity." Inflammopharmacology. 2013;21(3):201–232. DOI: 10.1007/s10787-013-0172-x
Conseil de l'Europe. Pharmacopée Européenne, 11e éd. EDQM, Strasbourg, 2023. Monographie paracétamol (0129) ; ibuprofène (0721).
02 · Antiseptiques — Désinfectants
McDonnell G, Russell AD. "Antiseptics and disinfectants: activity, action, and resistance." Clin Microbiol Rev. 1999;12(1):147–179. DOI: 10.1128/cmr.12.1.147
Organisation mondiale de la santé. WHO Guidelines on Hand Hygiene in Health Care. Genève : OMS ; 2009. ISBN 978 92 4 159790 6.
03 · Solutions stériles — Réhydratation
OMS/UNICEF. Reduced osmolarity oral rehydration salts (ORS) formulation. Report of experts meeting, New York, 18 juillet 2001. WHO/FCH/CAH/01.22. iris.who.int
Organisation mondiale de la santé. The Treatment of Diarrhoea: A Manual for Physicians and Other Senior Health Workers. 4e révision. Genève : OMS ; 2005. WHO/FCH/CAH/05.2.
04 · Anesthésiques locaux
Becker DE, Reed KL. "Essentials of local anesthetic pharmacology." Anesth Prog. 2006;53(3):98–109. PMID: 17175824. PMC1693664
Covino BG. "Pharmacology of local anesthetic agents." Br J Anaesth. 1986;58(7):701–716. PMID: 3524647.
05 · Antibiotiques de terrain
Organisation mondiale de la santé. WHO Model List of Essential Medicines, 23e liste, 2023. WHO/MHP/HPS/EML/2023.02. who.int
Goossens H, Ferech M, Vander Stichele R, Elseviers M. "Outpatient antibiotic use in Europe and association with resistance." Lancet. 2005;365(9459):579–587. PMID: 15708101.
06 · Galénique — Mise en forme
Adejare A, ed. Remington: The Science and Practice of Pharmacy. 22e éd. Londres : Pharmaceutical Press ; 2012. ISBN 978-0-85711-062-6.
Aulton ME, Taylor KMG, eds. Aulton's Pharmaceutics: The Design and Manufacture of Medicines. 5e éd. Amsterdam : Elsevier ; 2018. ISBN 978-0-7020-7005-6.
07 · Contrôle qualité
International Council for Harmonisation (ICH). Q2(R1): Validation of Analytical Procedures: Text and Methodology. Novembre 2005. ich.org
Conseil de l'Europe. Pharmacopée Européenne, 11e éd., Chapitre 2.2 : Méthodes physico-chimiques. EDQM, 2023.
08 · Urgences terrain
American College of Surgeons, Committee on Trauma. ATLS: Advanced Trauma Life Support Student Course Manual. 10e éd. Chicago : ACS ; 2018. ISBN 978-0-9968262-3-5.
Médecins Sans Frontières. Clinical Guidelines: Diagnosis and Treatment Manual. Édition 2019. Paris : MSF ; 2019. medicalguidelines.msf.org
DIG PHARMA · Pilier 5

Protocoles de soins

45 protocoles. Chaque fiche va jusqu'au bout.

Abréviations utilisées dans les fiches : RCP = réanimation cardio-pulmonaire · DEA = défibrillateur externe automatisé · IV = intraveineux · IM = intramusculaire · SC = sous-cutané · IO = intra-osseux · PO = voie orale · SL = sublingual · PA = principe actif · FC = fréquence cardiaque · FR = fréquence respiratoire · TA = tension artérielle · SpO₂ = saturation en oxygène · SRO = solution de réhydratation orale · OMS = Organisation mondiale de la santé · MSF = Médecins Sans Frontières
Arrêt cardio-vasculaire
Vital immédiat

Arrêt cardiaque

RCP 30:2 · DEA si dispo · Adrénaline 1mg IV/IO toutes 3–5 min · Voie aérienne

  1. Vérifie que la personne ne réagit pas : secoue l'épaule, appelle fort.
  2. Appelle à l'aide — il faut au moins deux personnes.
  3. Allonge sur le dos sur une surface dure.
  4. Compressions thoraciques : talon de la main au centre de la poitrine, 5 à 6 cm de profondeur, 30 fois, à 2 par seconde.
  5. Ouvre les voies aériennes : bascule la tête en arrière, soulève le menton.
  6. 2 insufflations bouche-à-bouche : pince le nez, souffle jusqu'à ce que la poitrine se soulève.
  7. Répète 30/2 sans interruption. Relève toutes les 2 minutes.
  8. DEA dès que disponible.

RCP adulte — American Heart Association 2020. La fatigue arrive en 2 minutes : rotation des sauveteurs indispensable.

Vital immédiat

fibrillation ventriculaire

Choc précordial sec · RCP immédiate · Adrénaline si DEA indisponible

  1. Confirme absence de pouls et de conscience.
  2. RCP immédiate : 30 compressions / 2 insufflations.
  3. défibrillateur disponible : électrode sous la clavicule droite, l'autre sur le flanc gauche.
  4. Analyse le rythme. Si fibrillation confirmée : annonce « Choc — écartez-vous ».
  5. Délivre le choc (200 J biphasique).
  6. Reprends la RCP immédiatement, 2 minutes.
  7. Réévalue toutes les 2 minutes. Persistance : second choc, puis adrénaline 1 mg IV.
  8. Sans défibrillateur : RCP ininterrompue — seule option.

Défibrillation dans les 3 premières minutes : chances de survie multipliées par 5.

Urgence différée

tachycardie supraventriculaire

Valsalva modifié · Immersion visage eau froide 15s · Massage sinus carotidien

  1. Confirme : fréquence cardiaque supérieure à 150 battements/min, patient conscient, pouls présent.
  2. Installe la personne assise et calme-la.
  3. manœuvre de Valsalva : souffler très fort dans un tube fermé pendant 15 secondes.
  4. Si inefficace : plonger le visage dans de l'eau froide pendant 10 à 20 secondes (réflexe vagal).
  5. Massage du sinus carotidien (formé uniquement) : côté droit du cou, 5 à 10 secondes.
  6. Surveille la fréquence toutes les 5 minutes.
  7. Perte de conscience ou chute de tension : traiter comme un choc.

La TSV est rarement mortelle si le patient reste conscient. Les manœuvres vagales sont efficaces dans 20 à 25 % des cas.

Urgence différée

Bradycardie symptomatique

Position allongée · Atropine 0,5mg si disponible · Stimulation externe

  1. Confirme : fréquence inférieure à 50 battements/min avec symptômes (malaise, confusion, douleur thoracique).
  2. Allonge le patient, jambes légèrement surélevées.
  3. Cherche les causes évidentes : hypothermie, intoxication médicamenteuse, hypoglycémie.
  4. Hypothermie : réchauffement progressif (couvertures, boissons chaudes si conscient).
  5. Atropine si disponible : 0,5 mg IV ou sous-cutané, répétable toutes les 3 minutes jusqu'à 3 mg total.
  6. Surveille la fréquence toutes les 5 minutes.
  7. Dégradation (perte de conscience, arrêt) : passe au protocole RCP.

Causes fréquentes : bêtabloquants, digitaliques, bloc auriculo-ventriculaire. Identifier la cause est aussi important que traiter le symptôme.

Hémorragies
Vital immédiat

Hémorragie externe massive

Tourniquet 5cm au-dessus · Horodater · Tamponnement compressif · Plaie thoracique : valve 3 côtés

  1. Mets des gants si disponibles.
  2. Pression directe forte avec un tissu propre, à deux mains, sans lâcher.
  3. Sur un membre : garrot 5 cm au-dessus de la plaie. Serre jusqu'à l'arrêt du saignement. Note l'heure.
  4. Ne retire jamais un garrot posé.
  5. Allonge, jambes surélevées (position anti-choc).
  6. Garde au chaud avec une couverture.
  7. Surveille la conscience toutes les 5 minutes.

Un adulte peut perdre 1,5 L de sang avant de perdre conscience. Garrot maximal 2 heures — au-delà, risque de nécrose du membre.

Vital immédiat

Hémorragie interne suspectée

Trendelenburg · SRO agressif · Surveillance TA/pouls · Éviter AINS

  1. Suspecte si : choc sans plaie visible, abdomen dur et douloureux, hématome en expansion, traumatisme violent.
  2. Allonge, jambes surélevées de 30 cm.
  3. Rien à boire ni à manger.
  4. Garde au chaud (couvertures).
  5. Surveille toutes les 5 minutes : pouls, conscience, couleur des muqueuses.
  6. Abdomen suspect : ne masse pas, ne comprime pas.
  7. Perfusion IV si compétent : 500 mL de sérum physiologique, lentement.
  8. Evacuation médicale en urgence absolue.

L'hémorragie interne ne peut pas être traitée sans chirurgie. L'objectif est de maintenir le patient en vie le plus longtemps possible.

Urgence différée

épistaxis

Compression bidigitale 10 min · Tête penchée en AVANT · Glace nuque · Méchage si nécessaire

  1. Assieds la personne, tête légèrement penchée en avant (pas en arrière).
  2. Pince les ailes du nez entre le pouce et l'index, juste en dessous de l'os.
  3. Maintiens la pression 10 à 15 minutes sans lâcher.
  4. Applique un linge froid sur la nuque ou le front.
  5. Si saignement persiste : méchage — compresse imbibée de vaseline ou d'eau oxygénée dans la narine.
  6. Laisse le méchage en place 24 à 48 heures.
  7. Saignement abondant et perte de conscience : position latérale de sécurité.

La plupart des saignements de nez s'arrêtent en 10 minutes avec pression. Causes fréquentes : air sec, coup, hypertension, aspirine.

Urgence différée

Hémorragie post-partum

Massage utérin bimanuel · Ocytociques naturels (ergot) · Compression aorte abdominale

  1. Note l'heure et estime le volume de sang perdu. Alerte si supérieur à 500 mL.
  2. Masse l'utérus immédiatement : main sur le ventre au niveau du nombril, mouvements circulaires jusqu'à durcissement.
  3. Demande à la mère d'allaiter si possible : la succion stimule l'ocytocine et contracte l'utérus.
  4. Vérifie que le placenta est sorti en entier.
  5. Compression aortique abdominale d'urgence : poing fermement au-dessus du nombril, sur l'aorte.
  6. Perfusion IV si disponible : sérum physiologique 500 mL rapidement.
  7. Surveille pouls et tension toutes les 5 minutes.

Première cause de mortalité maternelle mondiale. Le massage utérin préventif systématique est la mesure la plus efficace disponible.

Voies aériennes
Vital immédiat

Corps étranger adulte

Heimlich × 5 puis claques dorsales × 5 · Alterner · Laryngoscopie digitale si inconscient

  1. Si la personne peut encore tousser, parler ou respirer : encourage à tousser fort. Ne pas intervenir physiquement.
  2. Si obstruction totale (ne peut plus parler, vire au bleu) : urgence vitale immédiate.
  3. Place-toi derrière la personne, bras autour de la taille.
  4. Manœuvre de Heimlich : poing juste au-dessus du nombril, l'autre main par-dessus. 5 poussées sèches vers le haut et vers toi.
  5. Alterne 5 claques dans le dos et 5 Heimlich jusqu'à déblocage.
  6. Si inconscient : RCP. Avant chaque insufflation, regarde dans la bouche et retire l'objet si visible.

Ne jamais faire le Heimlich sur une femme enceinte ou un nourrisson : 5 claques dans le dos + 5 compressions thoraciques à la place.

Vital immédiat

Obstruction nourrisson

5 claques dorsales + 5 compressions thoraciques · Jamais Heimlich <1 an

  1. Nourrisson qui ne pleure plus, ne crie plus, vire au bleu : urgence absolue.
  2. Pose le bébé face vers le bas sur ton avant-bras, tête plus basse que le corps.
  3. 5 claques fermes dans le dos avec le plat de la main, entre les omoplates.
  4. Retourne le bébé face vers le haut.
  5. 5 compressions thoraciques : deux doigts, centre de la poitrine, 1,5 cm sous les mamelons.
  6. Répète : 5 claques / 5 compressions. Regarde dans la bouche entre chaque cycle.
  7. Si inconscient : RCP nourrisson — compressions + insufflations bouche-bouche-nez.

Les compressions abdominales (Heimlich) sont dangereuses chez le nourrisson. Les compressions thoraciques les remplacent pour les moins d'un an.

Vital immédiat

Cricothyroïdotomie de terrain

Identifier membrane cricothyroïdienne · Cathéter 14G à 45° · Ou incision bistouri + tube stylo

  1. Dernier recours absolu : voies aériennes totalement obstruées, toutes autres tentatives échouées.
  2. Allonge, tête en arrière, cou dégagé.
  3. Repère la membrane cricothyroïdienne : creux mou entre le larynx (pomme d'Adam) et l'anneau cartilagineux en dessous.
  4. Désinfecte la zone.
  5. Incision transversale de 1 cm avec un scalpel ou une lame propre.
  6. Maintiens l'ouverture avec une pince ou les doigts.
  7. Insère un tube creux de 6 à 8 mm dans l'ouverture (stylo sans cartouche, tube souple).
  8. Vérifie le passage d'air en soufflant doucement. Fixe le tube autour du cou.

Geste nécessitant un entraînement préalable sur mannequin. Durée maximale 72 h avant risque infectieux sévère.

Urgence différée

laryngospasme

Subluxation mandibule · Ventilation positive pression · Succinylcholine si disponible

  1. Identifie : inspirations sifflantes, détresse respiratoire, souvent après irritation (vomissement, fumée).
  2. Rassure la personne — la panique aggrave le spasme.
  3. Respiration lente par le nez, très doucement.
  4. Point de Larson : appuie fermement avec le majeur dans le creux derrière chaque oreille, où la mâchoire rejoint le crâne.
  5. Manœuvre de Valsalva légère : inspire profondément, retiens, pousse doucement.
  6. Spray anesthésique local si disponible (lidocaïne sur la gorge).
  7. Si perte de conscience : ventilation en pression positive (bouche-à-bouche forcé) pour casser le spasme.

La plupart des laryngospasmes se résolvent spontanément en 30 à 60 secondes. Garder son calme est la mesure la plus efficace disponible.

États de choc
Vital immédiat

choc hypovolémique

Jambes surélevées 45° · SRO agressif 500mL/h · Garrot si source · Surveiller conscience

  1. Reconnais : pouls rapide et faible, peau froide et moite, confusion, tension qui chute, respiration rapide.
  2. Stoppe la cause du saignement.
  3. Allonge, jambes surélevées de 30 cm.
  4. Garde au chaud — le froid aggrave le choc.
  5. Si conscient et sans traumatisme abdominal : Solution de Réhydratation Orale en petites gorgées.
  6. Accès veineux : NaCl 0,9 % 500 mL en 15 minutes, puis réévalue.
  7. Surveille toutes les 5 minutes : fréquence cardiaque, conscience, couleur des muqueuses.

Objectif : pouls inférieur à 100, patient orienté, mains roses. Chaque minute de retard aggrave la spirale.

Vital immédiat

Choc anaphylactique

Adrénaline 0,3mg IM cuisse · Répéter 5–15 min · Antihistaminique · Oxygène

  1. Reconnais : urticaire soudain, gonflement du visage ou de la gorge, respiration difficile, chute de tension rapide après contact avec un allergène.
  2. Adrénaline (épinéphrine) 0,5 mg intramusculaire immédiatement — cuisse externe. C'est le seul traitement qui sauve.
  3. Allonge, jambes surélevées (si difficultés respiratoires : assis droit).
  4. Antihistaminique 50 mg et corticoïde 200 mg IV si disponibles.
  5. Bronchospasme associé : salbutamol inhalé, 4 à 8 bouffées.
  6. Pas d'amélioration en 5 minutes : deuxième dose d'adrénaline 0,5 mg.
  7. Surveille pendant 4 heures minimum — risque de réaction biphasique.

Sans adrénaline, le choc anaphylactique peut tuer en moins de 15 minutes. Un stock d'adrénaline auto-injectable est indispensable dans tout kit de survie.

Vital immédiat

choc septique

Antibiotiques large spectre DANS L'HEURE · 30mL/kg soluté dans 3h · Surveiller diurèse

  1. Reconnais : infection + fièvre ou hypothermie + tachycardie + confusion + respiration accélérée.
  2. Prend la température et le pouls, note toutes les 15 minutes.
  3. Allonge, jambes surélevées.
  4. Hydratation : 1 à 2 litres d'eau propre avec sels dans la première heure.
  5. Perfusion IV si disponible : Ringer Lactate ou NaCl 0,9 %, 30 mL/kg en 3 heures.
  6. Antibiotique à large spectre dès que possible : amoxicilline 500 mg toutes les 8 heures.
  7. Cherche et traite la source : abcès à drainer, plaie infectée à nettoyer.
  8. Antipyrétiques (paracétamol) si fièvre élevée.

Heure d'or : chaque heure de retard à l'antibiothérapie augmente la mortalité de 7 %. Identifier la source est aussi urgent que traiter.

Urgence différée

choc neurogénique

Position Trendelenburg avec prudence · Maintenir TA > 90mmHg · Immobilisation colonne

  1. Suspect après traumatisme rachidien : hypotension + bradycardie paradoxale (pouls lent malgré pression qui chute).
  2. Immobilise la colonne vertébrale immédiatement : collier cervical ou maintien manuel tête-cou alignés.
  3. Allonge sur surface rigide sans plier le rachis. Ne soulève pas les jambes.
  4. Maintiens la chaleur corporelle — hypothermie fréquente.
  5. Atropine si bradycardie symptomatique : 0,5 mg intramusculaire.
  6. Hydratation prudente : 250 mL de NaCl 0,9 % en 30 minutes, puis réévalue.
  7. Surveillance neurologique toutes les 15 minutes : force des membres, sensibilité.

Contrairement aux autres chocs, le pouls reste bas malgré la chute de tension — signe distinctif. La sur-hydratation est dangereuse : risque d'oedème pulmonaire.

Traumatismes
Urgence différée

Fracture membre

Attelle rigide · Immobiliser articulations supra- et infra-lésionnelles · Surveiller extrémités

  1. Ne tente pas de remettre l'os en place.
  2. Immobilise dans la position trouvée.
  3. Fabrique une attelle : branches, tiges rigides, carton. Doit dépasser d'une articulation de chaque côté.
  4. Rembourre l'attelle pour éviter les points de pression.
  5. Fixe sans trop serrer : extrémités froides = trop serré.
  6. Surélève le membre si possible.
  7. Paracétamol 1 g, ibuprofène 400 mg ou codéine 30 mg si disponibles.
  8. Vérifie la circulation distale toutes les 30 minutes.

Fracture du fémur : perte sanguine interne possible jusqu'à 2 litres. Surveille les signes de choc si fracture de la cuisse ou du bassin.

Urgence différée

Entorse grave

RICE : repos, glace 20 min, compression, élévation · Réévaluation 48h

  1. Entorse grave : impossible de poser le pied, articulation très gonflée ou instable.
  2. Protocole RICE : Repos — Glace — Compression — Elévation.
  3. Repos : aucun appui pendant 48 heures.
  4. Glace ou eau froide : 20 minutes toutes les 2 heures les 48 premières heures. Tissu entre glace et peau.
  5. Compression : bande élastique du bout du pied vers le mollet.
  6. Elévation : pied au-dessus du niveau du coeur.
  7. Ibuprofène 400 mg toutes les 8 heures avec les repas.

Os douloureux au toucher direct (pas juste l'articulation) : suspect une fracture — immobilise comme une fracture.

Urgence différée

Plaie profonde (suture)

Nettoyage H₂O₂ + sérum · Hémostase · Suture points séparés si >3cm · Rappel tétanos

  1. Nettoie abondamment à l'eau propre courante pendant 5 minutes — étape la plus importante contre l'infection.
  2. Irrigation sous pression : seringue 20 mL + aiguille 18G, eau bouillie refroidie ou sérum physiologique.
  3. Retire les débris visibles à la pince stérile.
  4. Indications de suture : bords nets, saignement contrôlé, plaie fraîche (moins de 6 heures).
  5. Anesthésie locale : lidocaïne 1 %, 0,5 mL de chaque côté. Attends 3 minutes.
  6. Suture au fil 3-0 ou 4-0, points séparés espacés de 5 mm, sans tension.
  7. Pansement sec et propre, changé toutes les 24 heures.
  8. Antibiotiques si plaie contaminée : amoxicilline 500 mg 3 fois par jour, 7 jours.

Ne pas suturer : morsures animales, plaies sales de plus de 6 heures, plaies punctiformes profondes. Laisser cicatriser ouvert avec pansements.

Vital immédiat

Brûlure étendue

Eau froide 20 min · Calculer surface (règle des 9) · SRO 4mL/kg/% brûlure · Pansement gras

  1. Arrête l'agent brûlant : retire les vêtements (sauf s'ils adhèrent à la peau).
  2. Refroidis immédiatement : eau tiède (15°C) courante pendant 20 minutes. Jamais de glace.
  3. Règle des 9 : tête=9%, chaque bras=9%, chaque jambe=18%, torse avant=18%, torse arrière=18%.
  4. Plus de 15% de surface (adulte) ou 10% (enfant) : risque de choc vital.
  5. Ne perce pas les cloques — elles protègent contre l'infection.
  6. Recouvre avec un pansement propre non adhérent.
  7. Hydratation : 4 mL × poids (kg) × % brûlé dans les 24 premières heures.
  8. Antidouleurs : paracétamol + ibuprofène. Brûlures graves : morphine si disponible.

Brûlures profondes (peau blanche ou carbonisée, insensible) nécessitent une greffe. En autonomie : prévenir le choc et l'infection en attendant l'évacuation.

Urgence différée

Traumatisme crânien

Glasgow · Immobilisation nuque · Pupilles · PLS si GCS <14 · Surveiller 24h minimum

  1. Evalue : conscient ? Répond à son prénom ? Reconnaît l'endroit ?
  2. Immobilise la colonne cervicale si le traumatisme est violent.
  3. Signes de gravité : perte de conscience même brève, convulsions, vomissements répétés, inégalité des pupilles, saignement par les oreilles ou le nez, céphalée croissante.
  4. Sans signes de gravité : surveillance rapprochée pendant 24 heures.
  5. Antidouleurs : paracétamol uniquement. Pas d'aspirine ni d'ibuprofène (risque hémorragique).
  6. Couché sur le côté si vomissements, allongé sinon.
  7. Réveille toutes les 2 heures les 12 premières heures pour vérifier la réponse aux questions simples.

Un hématome intracrânien peut se former des heures après un traumatisme en apparence bénin. La surveillance nocturne est aussi importante que le traitement initial.

Urgence différée

pneumothorax ouvert

Occlusion plaie 3 côtés (valve flutter) · Aiguille décompression 14G si compressif · PLS

  1. Identifie : blessure thoracique avec air aspiré à chaque inspiration (bruit de succion), détresse respiratoire.
  2. Pansement occlusif 3 côtés : film plastique fixé sur 3 côtés seulement — le côté libre laisse l'air sortir mais pas entrer.
  3. Position semi-assise (45°) pour faciliter la respiration.
  4. Si la détresse s'aggrave : retire le pansement 5 secondes, laisse l'air s'échapper, repose-le.
  5. Oxygène si disponible : 10 à 15 L/min au masque.

Le pansement 3 côtés est une technique enseignée dans tous les manuels de médecine de campagne. Simple et efficace en attente d'évacuation.

Pulmonaire
Vital immédiat

Pneumothorax compressif

Décompression aiguille 14G · 2e espace intercostal ligne médio-claviculaire · Valve water-seal

  1. Urgence absolue — mort en minutes. Signes : détresse extrême, déviation de la trachée côté opposé, veines du cou gonflées, absence de bruit respiratoire d'un côté.
  2. Décompression à l'aiguille immédiate : aiguille ou cathéter 14G dans le 2ème espace intercostal, ligne médio-claviculaire du côté atteint, au bord supérieur de la côte inférieure.
  3. Un sifflement d'air à l'introduction confirme le diagnostic.
  4. Maintiens l'aiguille jusqu'à amélioration ou remplace par un cathéter fixé.
  5. Drain thoracique si compétent : 5ème espace intercostal, ligne axillaire moyenne.
  6. Surveillance constante — peut récidiver.

La décompression à l'aiguille est l'un des gestes qui sauvent le plus de vies en médecine de terrain. Kit minimum : une aiguille 14G de 3,25 cm.

Urgence différée

Bronchospasme aigu

Position assise · Salbutamol nébulisé DIY (2,5mg/3mL) · Bromure ipratropium si dispo

  1. Identifie : sifflements expiratoires, effort respiratoire visible, toux sèche, sensation d'oppression thoracique.
  2. Assieds la personne droite, légèrement penchée en avant, coudes sur les genoux.
  3. Salbutamol inhalé (Ventolin) : 4 bouffées, 20 secondes entre chaque. Répète toutes les 20 minutes si nécessaire.
  4. Sans inhalateur : salbutamol oral 4 mg si disponible.
  5. Vapeurs d'eucalyptus ou de thym en appoint.
  6. Corticoïdes si disponibles : prednisolone 40 mg per os.
  7. Signes de gravité : cyanose, impossibilité de parler, tachycardie supérieure à 120 — traiter comme urgence.

Un inhalateur de salbutamol est un des médicaments les plus utiles dans un kit autonome. Coûte peu, pèse rien, sauve des vies.

Urgence différée

Pneumonie communautaire

Amoxicilline 3g/j 7 j · Physio respiratoire · Hydratation · Décubitus latéral sain en bas

  1. Reconnais : fièvre supérieure à 38°C, toux productive (crachat jaune ou vert), douleur thoracique à l'inspiration, fatigue intense.
  2. Fréquence respiratoire supérieure à 30/min = signe de gravité.
  3. Score CRB-65 : confusion, respirations supérieures à 30/min, tension inférieure à 90/60, âge supérieur à 65. Deux critères ou plus = sévère.
  4. Position demi-assise.
  5. Hydratation : 2 à 3 litres par jour.
  6. Antibiotique : amoxicilline 1 g toutes les 8 heures pendant 7 jours, ou azithromycine 500 mg/jour pendant 5 jours.
  7. Paracétamol 1 g toutes les 6 heures.
  8. Pas d'amélioration à 48 heures : change d'antibiotique.

Traitement empirique sans analyse microbiologique inévitable en situation autonome. Pas d'amélioration à 72 h : reconsidère le diagnostic.

Urgence différée

Noyade

Sortir de l'eau tête hors de l'eau · RCP si inconscient · Hypothermie : réchauffer progressivement

  1. Sors la personne de l'eau sans te mettre en danger : corde, objet flottant, perche.
  2. Allonge sur le dos sur une surface ferme.
  3. Vérifie la conscience.
  4. Ne tente pas d'évacuer l'eau des poumons — inutile et perd du temps précieux.
  5. Si inconscient et sans respiration : RCP immédiate (2 insufflations en premier, puis 30/2).
  6. Si conscient : position latérale de sécurité, surveille la respiration.
  7. Maintiens au chaud — hypothermie fréquente même en eau tiède.
  8. Surveille pendant 4 à 6 heures minimum — noyade secondaire possible.

Noyade secondaire : oedème pulmonaire pouvant survenir 12 à 24 heures après une noyade apparemment bénigne. Surveillance prolongée indispensable.

Neurologique
Vital immédiat

Crise convulsive

Dégager terrain · Timing · PLS après crise · Diazépam 10mg rectal si >5 min · Glucose IV

  1. Ne maintiens pas de force — impossible d'arrêter les convulsions.
  2. Protège la tête : quelque chose de doux dessous.
  3. Ecarte les objets dangereux à proximité.
  4. Note l'heure de début et la durée.
  5. Ne mets rien dans la bouche — la langue ne peut pas être avalée.
  6. Après la crise : position latérale de sécurité.
  7. Crise de plus de 5 minutes (état de mal épileptique) : diazépam 10 mg rectal ou midazolam 10 mg dans la joue.
  8. Surveille la respiration jusqu'au retour complet à la conscience.

Première crise chez un adulte : toujours investiguer (hypoglycémie, infection, traumatisme, épilepsie). La cause est aussi importante que le traitement.

Vital immédiat

AVC suspecté (FAST+)

FAST (Face/Arms/Speech/Time) · Position 30° · RIEN per os · Asprine 300mg si hémorragie exclue

  1. Test FAST : Face (visage qui tombe d'un côté ?), Arms (un bras qui tombe ?), Speech (parole incompréhensible ?), Time (note l'heure exacte).
  2. Un critère positif : AVC jusqu'à preuve du contraire.
  3. Allonge, tête et épaules surélevées à 30°.
  4. Rien à boire ni à manger — risque de fausse route.
  5. Ne donne pas d'aspirine : aggrave les AVC hémorragiques.
  6. Surveille respiration et conscience toutes les 5 minutes.
  7. Convulsions : protocole convulsions.
  8. Evacuation médicale prioritaire : traitement curatif uniquement en milieu chirurgical, dans les 4,5 premières heures.

L'AVC est une urgence temps-dépendante. Hors structure médicale, le seul traitement est la surveillance et l'évacuation la plus rapide possible.

Urgence différée

Coma non traumatique

PLS · Glucose 50% IV si hypoglycémie suspecte · naloxone si opioïdes · Constantes toutes 15 min

  1. Coma = inconscient + ne répond pas aux stimuli douloureux. Cherche la cause traitable en priorité.
  2. glycémie en premier : hypoglycémie cause un coma en 20 minutes. Si suspicion sans glucomètre : 30 mL de miel dans la joue.
  3. Position latérale de sécurité.
  4. Vérifie la respiration toutes les 2 minutes.
  5. Hypothermie (moins de 35°C) : réchauffement. Fièvre élevée : paracétamol et compresses froides.
  6. Cherche des indices : médicaments autour, odeur d'alcool, traumatisme, antécédents.
  7. Naloxone 0,4 mg intramusculaire si suspicion d'intoxication aux opiacés.

Mnémonique AEIOU TIPS : Alcool, Epilepsie, Insuline, Opiacés, Urémie — Traumatisme, Infection, Psychiatrique, Stroke, Spasmolytiques. Couvre 90 % des causes.

Vital immédiat

méningite purulente

Céphalée + raideur nuque + fièvre → antibiotiques IMMÉDIATS · Amoxicilline 12g/j ou ceftriaxone 4g/j

  1. Reconnais : fièvre élevée + raideur de la nuque (menton ne touche pas la poitrine) + maux de tête violents + sensibilité à la lumière. purpura (taches rouges ne blanchissant pas sous pression) = méningocoque = urgence absolue.
  2. Isolement partiel : masque pour les soignants, aération.
  3. Antibiotiques immédiatement : amoxicilline 2 g intramusculaire toutes les 4 heures, ou ceftriaxone 2 g une fois par jour.
  4. Paracétamol 1 g toutes les 6 heures.
  5. Hydratation : 2 à 3 litres par jour.
  6. Chambre calme, lumière douce.
  7. Surveille conscience et fréquence respiratoire toutes les 30 minutes.

La méningite bactérienne tue en quelques heures sans antibiotiques. Traiter cliniquement sans attendre confirmation. Le risque de traitement inutile est faible comparé au risque de ne pas traiter.

Infectieux
Vital immédiat

Sepsis (qSOFA ≥2)

Hémocultures puis antibiotiques DANS L'HEURE · 30mL/kg NaCl 0,9% · Surveiller lactatémie

  1. Score qSOFA : 1 point chacun — fréquence respiratoire supérieure à 22/min, conscience altérée, pression systolique inférieure à 100 mmHg. 2 points ou plus : sepsis probable.
  2. Cherche la source : plaie, urine trouble, gorge, poumons.
  3. Antibiotiques à large spectre dans la première heure : amoxicilline-acide clavulanique 1 g toutes les 8 heures.
  4. Perfusion IV : 30 mL/kg de NaCl 0,9 % en 3 heures.
  5. Monitoring : pouls, respiration, conscience, température toutes les 30 minutes.
  6. Antipyrétiques si fièvre supérieure à 39°C.
  7. Détérioration : augmente le débit, cherche un foyer non traité.

Traiter vite et traiter le foyer : les deux priorités égales. Chaque heure de retard à l'antibiothérapie augmente la mortalité de 7 %.

Urgence différée

paludisme confirmé

Artémisinine-luméfantrine 6 doses sur 3j · Quinine IV si formes graves · Antipyrétiques

  1. Confirme : fièvre avec accès répétés (toutes les 48 h ou 72 h), sueurs, frissons, céphalées, nausées. Retour de zone endémique.
  2. Test de diagnostic rapide si disponible.
  3. Paludisme non compliqué : artéméther-luméfantrine (Coartem) selon le poids, 6 doses sur 3 jours.
  4. Si Coartem indisponible : quinine 8 mg/kg 3 fois par jour pendant 7 jours + doxycycline 100 mg/jour pendant 7 jours.
  5. Paracétamol 1 g toutes les 6 heures.
  6. Hydratation : minimum 2 litres par jour.
  7. Paludisme grave (confusion, convulsions) : artésunate IV ou IM si disponible.
  8. Moustiquaire systématique pendant la convalescence.

plasmodium falciparum peut tuer en 24 heures dans sa forme grave. Un kit antipaludéen est indispensable en zone tropicale.

Vital immédiat

Choléra

SRO agressif 10L/j · Doxycycline 300mg dose unique adulte · Isolement · Hygiène eau

  1. Reconnais : diarrhée aqueuse abrupte et très abondante (aspect eau de riz), vomissements, déshydratation rapide, crampes musculaires.
  2. Isolement immédiat : désinfecte tout ce que le patient touche. Transmission par l'eau et les selles.
  3. Solution de Réhydratation Orale intensive : 1 litre d'eau bouillie + 6 cuillères à café de sucre + 1/2 cuillère à café de sel. Donner autant que les pertes.
  4. Cas sévère : Ringer Lactate 100 mL/kg en 3 heures.
  5. Antibiotiques : doxycycline 300 mg en dose unique, ou azithromycine 1 g en dose unique.
  6. Alimenter dès que possible.
  7. Eau bouillie ou traitée pour tout le groupe. Désinfection des latrines.

90 % des décès par choléra sont dus à la déshydratation. La réhydratation orale est le traitement principal.

Urgence différée

Dysenterie amibienne

métronidazole 750mg 3×/j 7j · Réhydratation · Paromomycine pour kystes résiduel

  1. Reconnais : diarrhée sanglante muqueuse, crampes abdominales, fièvre modérée, envie constante d'aller aux toilettes.
  2. Isolement des selles : latrine dédiée, lavage des mains au savon après chaque passage.
  3. Solution de Réhydratation Orale en continu, autant que les pertes.
  4. Traitement spécifique : métronidazole 750 mg 3 fois par jour pendant 5 à 10 jours.
  5. Après métronidazole : paromomycine 500 mg 3 fois par jour pendant 7 jours pour éliminer les kystes intestinaux.
  6. Alimentation semi-liquide les 3 premiers jours. Pas de lait.
  7. Fièvre persistante après 7 jours de traitement : suspect un abcès amibien du foie.

Traiter jusqu'à la fin du protocole même si les symptômes disparaissent. L'arrêt précoce laisse des kystes et provoque une rechute.

Urgence différée

Infection tétanigène

Nettoyage plaie H₂O₂ + débridement · Immunoglobulines si dispo · Amoxicilline + métronidazole

  1. Plaie à risque : souillée par de la terre, des excréments, de la rouille, morsure animale, plaie punctiforme profonde.
  2. Nettoyage agressif : irrigation 10 minutes sous pression, retire tous les débris et le tissu nécrosé.
  3. Désinfecte à l'eau oxygénée (peroxyde d'hydrogène) — le tétanos est anaérobie : l'oxygène le détruit.
  4. Laisse la plaie ouverte — ne suture pas hermétiquement.
  5. Antibiotiques prophylactiques : métronidazole 500 mg 3 fois par jour pendant 7 jours.
  6. Vaccination : rappel si plus de 5 ans. Si jamais vacciné : immunoglobulines antitétaniques 250 unités intramusculaire.
  7. Surveille les premiers signes : contracture de la mâchoire (trismus), raideur de la nuque.

Le tétanos déclaré n'a pas de traitement spécifique. Seule la prévention est efficace. La vaccination antitétanique doit être maintenue en permanence.

Préventif / Surveillance

Plaie à risque infectieux

Nettoyage + antisepsie · Évaluation risque tétanos · Antibioprophy si plaie souillée >6h

  1. Classifie : propre, contaminée, ou sale (infection déjà présente).
  2. Irrigation abondante : minimum 500 mL d'eau propre sous pression. L'irrigation mécanique est plus efficace que l'antiseptique seul.
  3. Débridement : retire les corps étrangers visibles et le tissu nécrosé.
  4. Antisepsie : povidone iodée 10 % ou chlorhexidine 0,5 %.
  5. Pansement : compresse non adhérente, changée toutes les 24 heures.
  6. Antibiotiques si plaie sale : amoxicilline-acide clavulanique 500 mg 3 fois par jour, 5 à 7 jours.
  7. Signes d'infection à surveiller : rougeur progressive, chaleur, gonflement, pus, fièvre.
  8. Vérifie le statut vaccinal antitétanique.

Règle empirique : plaie propre dans les 6 heures peut être fermée. Au-delà ou si contaminée : laisser ouvert, fermer secondairement à J4-J5 si propre.

Obstétrique
Urgence différée

Accouchement eutocique

Surveiller dilatation · Position demi-assise · Pas d'épisiotomie systématique · Délivrance naturelle

  1. Prépare : surface propre, couvertures, eau propre, ciseaux stérilisés, liens pour le cordon.
  2. Phase expulsive : contractions toutes les 2 à 5 minutes, envie involontaire de pousser.
  3. La tête se présente : soutiens-la doucement sans tirer ni appuyer sur le ventre.
  4. Après la sortie de la tête : vérifie si le cordon est autour du cou. Dégage-le délicatement.
  5. Soutiens les épaules : d'abord le dessus, puis le dessous. Le corps suit naturellement.
  6. Pose le bébé sur le ventre de la mère, peau contre peau. Sèche et réchauffe.
  7. Coupe le cordon après qu'il cesse de battre (2 à 3 minutes) : ligature à 2 cm et à 5 cm du nombril, coupe entre les deux.
  8. Placenta : sort dans les 30 minutes. Allaitement précoce aide.

90 % des accouchements sont normaux et peuvent se dérouler sans intervention médicale. L'heure suivant la naissance est la plus dangereuse : surveiller l'hémorragie post-partum.

Vital immédiat

Présentation en siège

Manœuvre Bracht puis Lovset si bras relevés · Lastex si tête retenue · Ne pas tirer

  1. Identifie : fond de l'utérus dur (tête en haut), fesses ou pieds en bas à la vulve.
  2. Ne tire jamais sur le bébé — risque de coincer la tête.
  3. Laisse le siège descendre seul par les contractions. Interviens le moins possible.
  4. Fesses et dos à l'extérieur : soutiens le corps sans tirer, attends que les bras sortent seuls.
  5. La tête est la dernière à sortir : appuie légèrement au-dessus du pubis pour maintenir la tête fléchie.
  6. Incline doucement vers le bas pour dégager le menton, puis vers le haut pour le front.
  7. Si la tête bloque — manœuvre de Mauriceau : doigt dans la bouche du bébé pour maintenir la tête fléchie, autre main sur la nuque.

Simuler les manœuvres sur poupée lors de la formation du groupe. L'expérience préalable est déterminante pour ce geste.

Urgence différée

Déchirure périnéale

Anesthésie locale xylocaïne 1% · Suture fil résorbable 2-0 · Antisepsie post-op

  1. Classifie : degré 1 (peau), degré 2 (muscles périnéaux), degré 3 (sphincter anal), degré 4 (muqueuse rectale).
  2. Contrôle le saignement : compression directe avec une compresse propre.
  3. Degré 1 : peut cicatriser spontanément si les bords sont bien rapprochés.
  4. Degré 2 : suture au fil résorbable 3-0, sous anesthésie locale (lidocaïne 1 %). Points séparés, de l'intérieur vers l'extérieur.
  5. Degrés 3 et 4 : suture en couches par opérateur formé. Antibiotiques pendant 7 jours.
  6. Hygiène locale rigoureuse après chaque passage aux toilettes.
  7. Paracétamol 1 g toutes les 6 heures.

L'Organisation Mondiale de la Santé a abandonné l'épisiotomie préventive systématique. Les déchirures spontanées superficielles cicatrisent souvent mieux qu'une incision.

Vital immédiat

Pré-éclampsie sévère

TA >160/110 : MgSO₄ 4g IV lent · Nifédipine 10mg SL · Décubitus gauche · Surveiller diurèse

  1. Reconnais : pression artérielle supérieure à 160/110 mmHg après 20 semaines + céphalées violentes + vision trouble + oedèmes du visage et des mains.
  2. Allonge sur le côté gauche — dégage la compression de la veine cave par l'utérus.
  3. sulfate de magnésium si disponible : 4 g par voie intraveineuse en 15 minutes, puis 1 g/h. Prévient les convulsions.
  4. Antihypertenseur si tension supérieure à 160/110 : nifédipine 10 mg per os.
  5. Surveille la diurèse : moins de 25 mL/heure = risque d'insuffisance rénale.
  6. Surveillance foetale : mouvements et fréquence cardiaque toutes les 30 minutes.
  7. Seul traitement définitif : accouchement.

Peut évoluer en éclampsie ou syndrome HELLP en quelques heures. Surveillance tensionnelle toutes les 15 minutes en phase aiguë.

Vital immédiat

Éclampsie

MgSO₄ 4g IV puis 1g/h · Libérer voies aériennes · Protéger la patiente · Position latérale gauche

  1. Eclampsie = convulsions sur terrain de pré-éclampsie. Urgence vitale pour la mère et l'enfant.
  2. Pendant la crise : ne retiens pas, protège la tête, position latérale.
  3. Sulfate de magnésium immédiatement : 4 g par voie intraveineuse en 5 minutes. Anticonvulsivant de choix en obstétrique.
  4. Si pas de sulfate de magnésium : diazépam 10 mg par voie intraveineuse lente.
  5. Après la crise : position latérale gauche, aspire les sécrétions si possible.
  6. Contrôle tensionnel : nifédipine 10 mg per os.
  7. Surveille fréquence respiratoire et réflexes rotuliens (absents = surdosage en magnésium).
  8. Accouchement dès que la mère est stabilisée.

Antidote du sulfate de magnésium en cas de surdosage : gluconate de calcium 1 g par voie intraveineuse. Toujours l'avoir à portée.

Vital immédiat

Hémorragie post-partum (HPP)

Ocytocine 10UI IM · Massage utérin bimanuel · Compression aorte · Révision utérine

  1. Perte supérieure à 500 mL après accouchement vaginal = hémorragie post-partum.
  2. Masse l'utérus immédiatement : mouvements circulaires au niveau du nombril jusqu'à durcissement.
  3. Les 4 T : Tonus (utérus mou = atonie), Tissu (placenta complet ?), Trauma (déchirures), Thrombine (trouble de la coagulation).
  4. Atonie (70 % des cas) : massage continu + misoprostol 600 microgrammes sous la langue ou par voie rectale.
  5. Placenta non expulsé : traction douce sur le cordon avec contre-pression au-dessus du pubis.
  6. Compression bimanuelle : une main dans le vagin, une sur l'abdomen, comprimer l'utérus entre les deux.
  7. Perfusion IV : Ringer Lactate 500 mL en urgence. Allaitement précoce stimule l'ocytocine naturelle.

Le misoprostol est efficace sans réfrigération — avantage décisif en autonomie par rapport à l'ocytocine injectable.

Digestif & Urinaire
Urgence différée

Rétention urinaire aiguë

Sondage vésical stérile Ch14–16 · Drainage progressif <500mL/h · Bilan rénal

  1. Reconnais : impossibilité d'uriner, ventre bas gonflé et douloureux, envie intense.
  2. Percussion abdominale : son mat au-dessus du pubis confirme la vessie pleine.
  3. Sonde urinaire si compétent : sonde Foley 14-16 Ch, gel lubrifiant stérile, technique aseptique. Gonfle le ballonnet avec 10 mL d'eau stérile.
  4. Ne vide pas d'un coup si plus de 1 litre retenu : vide 300 mL, clampe 15 minutes, vide encore 300 mL.
  5. Cherche la cause : prostate (homme de plus de 50 ans), médicaments atropiniques, constipation.
  6. Antibiotiques préventifs si sondage : nitrofurantoïne 100 mg le soir.

Une rétention aiguë non traitée cause une insuffisance rénale par reflux en quelques jours. Le sondage s'apprend sur mannequin — ne pas attendre l'urgence.

Urgence différée

Appendicite suspectée

Jeûne · Antibiotiques (amoxicilline-clavulanate 3g/j) · Surveillance TA · Analgésie

  1. Reconnais : douleur qui commence au nombril puis migre vers la fosse iliaque droite, fièvre modérée, nausées, perte d'appétit.
  2. Signe de McBurney : douleur maximale entre le nombril et l'os iliaque droit.
  3. Signe de Blumberg : douleur plus intense au relâchement qu'à la pression — irritation péritonéale.
  4. Ne donne pas d'antispasmodiques puissants — masquent les signes d'évolution.
  5. Rien par la bouche.
  6. Si évacuation impossible : amoxicilline-acide clavulanique 1 g toutes les 8 heures + métronidazole 500 mg toutes les 8 heures. Peut gagner 24 à 72 heures.
  7. Surveille toutes les 2 heures : douleur diffuse + ventre de bois = péritonite imminente.

L'appendicite non compliquée guérit avec des antibiotiques seuls dans 70 % des cas selon des études récentes. Option valide en situation autonome.

Urgence différée

Occlusion intestinale

Sonde naso-gastrique en aspiration · Réhydratation IV · Alimentation ZÉRO · Antispasmodiques

  1. Reconnais : douleurs abdominales par crises, ventre gonflé, arrêt des gaz et des selles, vomissements progressifs.
  2. Rien par la bouche.
  3. Sonde nasogastrique si disponible : introduis par le nez, aspire le contenu gastrique.
  4. Perfusion IV : NaCl 0,9 % + potassium pour corriger les pertes.
  5. Cherche une hernie étranglée à l'aine ou au nombril : réduction manuelle urgente si très récente.
  6. Surveille toutes les 30 minutes : fièvre + ventre de bois = ischémie intestinale = urgence chirurgicale immédiate.
  7. Antalgiques : morphine 5 mg si douleur intense.

Nécrose intestinale en 4 à 6 heures sans traitement. Sans chirurgie, le traitement médical gagne du temps uniquement. L'évacuation est la priorité absolue.

Vital immédiat

Péritonite

Triple antibiothérapie : ampi 12g + genta 3mg/kg + métronidazole 1,5g/j · Jeûne strict

  1. Reconnais : ventre dur comme une planche, douleur à la moindre pression et au relâchement, fièvre élevée, patient immobile.
  2. Urgence chirurgicale absolue — mort en 12 à 24 heures sans opération.
  3. Rien par la bouche.
  4. Perfusion IV agressive : 1 à 2 litres en 1 heure.
  5. Antibiotiques par voie intraveineuse : ceftriaxone 2 g + métronidazole 500 mg.
  6. Antalgiques : morphine 5 à 10 mg par voie intraveineuse.
  7. Sonde nasogastrique et sonde urinaire pour surveiller la diurèse.

En situation sans accès chirurgical, les antibiotiques retardent le décès mais ne guérissent pas. Toute l'énergie doit aller vers l'évacuation médicale d'urgence.

Dentaire
Urgence différée

Extraction dentaire d'urgence

Anesthésie : lidocaïne 2% + vasoconst. · Syndesmotomie · Luxation progressi · Comprimer alvéole

  1. Indications : abcès avec dent cassée ou mobile, douleur insupportable non contrôlée, dent nécrosée sans autre option.
  2. Antibiotiques 48 heures avant si possible : amoxicilline 500 mg 3 fois par jour.
  3. Anesthésie locale : lidocaïne 2 % avec adrénaline, injection lente autour de la racine. Attends 5 minutes.
  4. Utilise l'élévateur pour décoller le ligament : levier doux entre la dent et l'os.
  5. Saisis la dent avec le davier : luxations lentes et progressives, pas de traction directe.
  6. Retire dans l'axe quand la dent est suffisamment mobile.
  7. Compresse sur l'alvéole : mords pendant 30 minutes.

Ne jamais extraire une dent fébrile sans antibiothérapie préalable 48 heures — risque de dissémination infectieuse grave (angine de Ludwig).

Urgence différée

Abcès dentaire

Incision drainage si fluctuant · Amoxicilline 3g/j 5j · Bains de bouche antiseptiques

  1. Reconnais : gonflement douloureux de la gencive ou de la joue, dent douloureuse à la pression, fièvre possible, ganglions sous la mâchoire.
  2. Collection fluctuante (zone molle au centre) : incision et drainage immédiat.
  3. Incision au point le plus mou : pique avec une aiguille ou la pointe d'un scalpel. Laisse le pus s'évacuer.
  4. Rinçage : eau salée chaude toutes les 2 heures (1 cuillère à café de sel dans 250 mL d'eau tiède).
  5. Amoxicilline 500 mg 3 fois par jour pendant 7 jours, ou métronidazole si allergie à la pénicilline.
  6. Ibuprofène 400 mg + paracétamol 1 g en alternance toutes les 3 heures.
  7. Traitement curatif (extraction ou canal) dès que possible.

Un abcès dentaire non traité peut migrer vers le plancher buccal (angine de Ludwig) — complication potentiellement mortelle.

Urgence différée

Alvéolite post-extraction

Nettoyage irrigant tiède · Alvogyl ou gaïac+eugénol · Analgésie · Recouvrir l'alvéole

  1. Reconnais : douleur croissante 2 à 4 jours après l'extraction. Alvéole vide (caillot dissous), odeur fétide.
  2. Rinçage doux : eau tiède salée 3 à 4 fois par jour. Pas de bain de bouche agressif.
  3. Nettoyage de l'alvéole : seringue courbe avec sérum physiologique, irrigue doucement.
  4. Huile de clou de girofle (eugénol) : 2 gouttes sur une mèche de coton dans l'alvéole. Change toutes les 24 heures.
  5. Ibuprofène 400 mg + paracétamol 1 g en alternance.
  6. Antibiotiques seulement si fièvre ou infection : amoxicilline 500 mg 3 fois par jour.

L'alvéolite se résout en 7 à 14 jours avec des soins locaux. L'eugénol (huile de clou de girofle) est un analgésique dentaire utilisé depuis des siècles.

Oculaire
Urgence différée

Corps étranger oculaire

Lavage abondant sérum physio 15 min · Retournement paupière · Extraction coton-tige stérile

  1. Lavage oculaire abondant : eau propre ou sérum physiologique en flux continu pendant 5 minutes.
  2. Objet sous la paupière inférieure : tire doucement vers le bas, retire avec le coin d'une compresse propre ou un coton-tige mouillé.
  3. Objet sous la paupière supérieure : demande de regarder vers le bas, retourne la paupière sur un coton-tige fin, retire si visible.
  4. Objet fiché dans la cornée : ne touche pas, protège avec un gobelet rigide sans appuyer, évacue.
  5. Après extraction : collyre antibiotique (chloramphénicol 0,5 %) 1 goutte 4 fois par jour pendant 3 jours.
  6. Ibuprofène 400 mg si douleur persistante.

Oeil rouge et douloureux après exposition au métal, au bois ou au sable : corps étranger jusqu'à preuve du contraire. Ne jamais frotter l'oeil.

Vital immédiat

Brûlure chimique oeil

Lavage continu eau 30 min IMMÉDIAT · pH control · Pansement occlusif · Vérif ulcères cornée

  1. Urgence absolue : lavage immédiat, sans même identifier la substance.
  2. Ouvre de force l'oeil si nécessaire et verse de l'eau en flux continu pendant 20 à 30 minutes minimum.
  3. Bases (soude, chaux) pénètrent plus profondément que les acides : laver encore plus longtemps.
  4. Retire les lentilles de contact avant ou pendant le lavage.
  5. Retourne les paupières et rince également dessous.
  6. Après lavage : pansement oculaire non compressif, antalgique oral.
  7. Collyre antibiotique + corticoïde (dexaméthasone 0,1 % si disponible) après le lavage.

30 minutes de lavage continu est la règle absolue. Chaque minute de retard aggrave irréversiblement les dommages cornéens.

Intoxications
Vital immédiat

Ingestion toxique

charbon activé 1g/kg dès que possible · CI : caustiques, HC, pétro · JAMAIS faire vomir

  1. Note l'heure d'ingestion et identifie le produit si possible.
  2. Ne provoque pas de vomissements si : produit caustique, hydrocarbure, ou personne inconsciente.
  3. Charbon activé si disponible (moins de 2 heures après ingestion) : 50 g dans 250 mL d'eau à boire.
  4. Caustiques : eau ou lait (200 mL) pour diluer.
  5. Position latérale de sécurité si inconscient ou somnolent.
  6. Surveille conscience, respiration, convulsions.
  7. Garde l'emballage pour identifier précisément le produit.

Le charbon activé est l'antidote universel le plus accessible. Il doit figurer dans tout kit autonome : 2 à 3 sachets de 25 g suffisent pour la plupart des intoxications adultes.

Vital immédiat

Méthanol (alcool de bois)

Éthanol 40° (vodka) 1mL/kg oral toutes 4h = antidote compétitif · Dialyse si disponible

  1. Reconnais : ingestion d'alcool industriel ou de parfums frelatés. Après 6 à 24 heures : vision trouble, céphalées, nausées.
  2. Antidote : éthanol (alcool alimentaire). Il entre en compétition avec le méthanol pour l'enzyme qui le transforme en formaldéhyde toxique.
  3. Dose : 1 mL/kg d'alcool à 95° (ou 3 mL/kg de whisky à 40°) immédiatement, puis 0,3 mL/kg/h en entretien.
  4. Charbon activé si ingestion de moins d'une heure.
  5. Bicarbonate de sodium pour combattre l'acidose : 1 cuillère à café dans 500 mL d'eau à boire.
  6. Hydratation orale intensive.
  7. Surveillance conscience et vision toutes les 30 minutes.

Les lésions visuelles sont souvent irréversibles après 24 heures. L'antidote éthanol doit être administré tôt, avant même l'apparition des premiers symptômes.

Vital immédiat

Intoxication CO

Évacuer IMMÉDIAT · Oxygène 100% masque haute concentration · RCP si arrêt

  1. Reconnais le contexte : chauffage au bois ou gaz en espace confiné, générateur, incendie. Symptômes : maux de tête en casque, nausées, vertiges, touchant plusieurs personnes simultanément.
  2. Evacuation immédiate à l'air libre — c'est le traitement principal.
  3. Ne rentre pas seul dans un lieu suspect sans protection.
  4. Oxygène pur à 100 % si disponible : masque haute concentration, 15 L/min.
  5. Si inconscient : position latérale de sécurité, ventilation assistée si nécessaire.
  6. Surveille 4 à 6 heures même après récupération — risque de complications retardées.

Le monoxyde de carbone est indétectable sans capteur (inodore et incolore). Un détecteur de CO est un équipement de sécurité indispensable dans tout habitat utilisant une combustion.

Urgence différée

Envenimation (serpent)

Immobiliser membre · Position déclive · AUCUN garrot, incision, aspiration · Surveiller coagulopathie

  1. Eloigne la personne du serpent. Note la description si possible, sans prendre de risque.
  2. Ce qu'il ne faut PAS faire : ne suce pas le venin, ne pose pas de garrot, ne fais pas d'incision, ne brûle pas la plaie.
  3. Immobilise le membre mordu comme une fracture : attelle, ne bouge pas. Le mouvement accélère l'absorption du venin.
  4. Maintiens le membre au niveau du coeur.
  5. Retire les bijoux et vêtements serrés avant que le gonflement commence.
  6. Trace un trait de stylo autour du gonflement toutes les 30 minutes pour suivre l'évolution.
  7. Sérum antivenimeux : seul traitement efficace, administré par voie intraveineuse en milieu médical.
  8. Paracétamol uniquement — pas d'aspirine ni d'ibuprofène (risque hémorragique).

En zone à risque, le sérum antivenimeux polyvalent doit être stocké au réfrigérateur (2 à 8°C). Identifier les espèces locales avant toute expédition.

Références scientifiques

Arrêt cardio-vasculaire
Panchal AR, Bartos JA, Cabañas JG, et al. "Part 3: Adult Basic and Advanced Life Support: 2020 AHA Guidelines for CPR and Emergency Cardiovascular Care." Circulation. 2020;142(16 suppl 2):S366–S468. DOI: 10.1161/CIR.0000000000000916
Soar J, Böttiger BW, Carli P, et al. "European Resuscitation Council Guidelines 2021: Adult advanced life support." Resuscitation. 2021;161:115–151. DOI: 10.1016/j.resuscitation.2021.02.010
Hémorragies
Rossaint R, Afshari A, Bouillon B, et al. "The European guideline on management of major bleeding and coagulopathy following trauma: sixth edition." Crit Care. 2023;27:80. DOI: 10.1186/s13054-023-04327-7
American College of Surgeons, Committee on Trauma. ATLS: Advanced Trauma Life Support Student Course Manual. 10e éd. Chicago : ACS ; 2018. ISBN 978-0-9968262-3-5.
Voies aériennes
Higgs A, McGrath BA, Goddard C, et al. "Guidelines for the management of tracheal intubation in critically ill adults." Br J Anaesth. 2018;120(2):323–352. DOI: 10.1016/j.bja.2017.10.021
Difficult Airway Society. DAS Guidelines for the management of unanticipated difficult intubation in adults. Anaesthesia. 2015;70(11):1286–1301. DOI: 10.1111/anae.13233
États de choc
Evans L, Rhodes A, Alhazzani W, et al. "Surviving Sepsis Campaign: international guidelines for management of sepsis and septic shock 2021." Intensive Care Med. 2021;47(11):1181–1247. DOI: 10.1007/s00134-021-06506-y
American College of Surgeons, Committee on Trauma. ATLS: Advanced Trauma Life Support Student Course Manual. 10e éd. ACS ; 2018.
Traumatismes
American College of Surgeons, Committee on Trauma. ATLS: Advanced Trauma Life Support Student Course Manual. 10e éd. Chicago : ACS ; 2018. ISBN 978-0-9968262-3-5.
Roberts I, Shakur H, Coats T, et al. "The CRASH-2 trial: tranexamic acid in bleeding trauma patients." Health Technol Assess. 2013;17(10):1–79. DOI: 10.3310/hta17100
Pulmonaire
Mandell LA, Wunderink RG, Anzueto A, et al. "IDSA/ATS Consensus Guidelines on the Management of Community-Acquired Pneumonia in Adults." Clin Infect Dis. 2007;44(Suppl 2):S27–72. DOI: 10.1086/511159
Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease (GOLD). Global Strategy for the Diagnosis, Management and Prevention of COPD. 2023 Report. goldcopd.org
Neurologique
Trinka E, Cock H, Hesdorffer D, et al. "A definition and classification of status epilepticus — ILAE Task Force." Epilepsia. 2015;56(10):1515–1523. DOI: 10.1111/epi.13121
Brouwer MC, Tunkel AR, van de Beek D. "Epidemiology, diagnosis, and antimicrobial treatment of acute bacterial meningitis." Clin Microbiol Rev. 2010;23(3):467–492. DOI: 10.1128/CMR.00070-09
Infectieux
Organisation mondiale de la santé. WHO Model List of Essential Medicines, 23e liste, 2023. WHO/MHP/HPS/EML/2023.02. who.int
Laxminarayan R, Duse A, Wattal C, et al. "Antibiotic resistance — the need for global solutions." Lancet Infect Dis. 2013;13(12):1057–1098. DOI: 10.1016/S1473-3099(13)70318-9
Obstétrique
Organisation mondiale de la santé. WHO Recommendations for the Prevention and Treatment of Postpartum Haemorrhage. Genève : OMS ; 2012. ISBN 978 92 4 154850 2. who.int
Duley L. "The global impact of pre-eclampsia and eclampsia." Semin Perinatol. 2009;33(3):130–137. DOI: 10.1053/j.semperi.2009.02.010
Digestif & Urinaire
Organisation mondiale de la santé. The Treatment of Diarrhoea: A Manual for Physicians. 4e révision. Genève : OMS ; 2005. WHO/FCH/CAH/05.2.
Gupta K, Hooton TM, Naber KG, et al. "International clinical practice guidelines for treatment of acute uncomplicated cystitis and pyelonephritis in women — IDSA/ESCMID." Clin Infect Dis. 2011;52(5):e103–120. DOI: 10.1093/cid/ciq257
Dentaire
Segura-Egea JJ, Gould K, Şen BH, et al. "Antibiotics in Endodontics: a review." Int Endod J. 2017;50(12):1169–1184. DOI: 10.1111/iej.12741
Robertson D, Smith AJ. "The microbiology of the acute dental abscess." J Med Microbiol. 2009;58(Pt 2):155–162. DOI: 10.1099/jmm.0.003517-0
Oculaire
Azari AA, Barney NP. "Conjunctivitis: a systematic review of diagnosis and treatment." JAMA. 2013;310(16):1721–1730. DOI: 10.1001/jama.2013.280318
Kanski JJ, Bowling B. Clinical Ophthalmology: A Systematic Approach. 8e éd. Amsterdam : Elsevier ; 2015. ISBN 978-0-7020-5562-6.
Intoxications
Dart RC, ed. Medical Toxicology. 3e éd. Philadelphie : Lippincott Williams & Wilkins ; 2004. ISBN 978-0-7817-2845-4.
Organisation mondiale de la santé. Poisoning Prevention and Management. Genève : OMS ; 2020. WHO/CED/PHE/EPE/20.04.3. who.int

Glossaire

Termes médicaux et techniques utilisés dans DIG PHARMA.

Anaphylaxie

Réaction allergique sévère et soudaine. Le système immunitaire réagit de façon excessive à un allergène, provoquant chute de tension, gonflement des voies respiratoires et risque vital immédiat. Traitement : adrénaline intramusculaire.

Antibiothérapie

Traitement d'une infection bactérienne par des antibiotiques. Aucun effet sur les infections virales (rhume, grippe). Un traitement mal conduit (dose insuffisante, arrêt prématuré) favorise l'apparition de résistances bactériennes.

Antisepsie

Destruction des micro-organismes présents sur des tissus vivants (peau, muqueuses, plaie). A distinguer de la désinfection (surfaces inertes) et de la stérilisation (instruments : destruction totale).

Aorte

Principale artère du corps, partant directement du coeur. La compression aortique abdominale (poing au-dessus du nombril) peut réduire temporairement le flux sanguin vers le bas en cas d'hémorragie post-partum.

AVC

Accident Vasculaire Cérébral. Arrêt (ischémique, 85 % des cas) ou rupture (hémorragique) d'un vaisseau sanguin dans le cerveau. Chaque minute sans traitement détruit 1,9 million de neurones. Test FAST : Face, Arms, Speech, Time.

Charbon activé

Poudre noire très poreuse utilisée comme antidote universel en cas d'intoxication orale. Absorbe la majorité des toxiques organiques dans l'estomac. Efficace uniquement dans les 1 à 2 heures après ingestion. Dose adulte : 50 g dans 250 mL d'eau.

Choc (médical)

Etat dans lequel les organes vitaux ne reçoivent plus assez de sang et d'oxygène. Plusieurs types : hypovolémique (perte de sang), anaphylactique (allergie sévère), septique (infection généralisée), neurogénique (lésion de la moelle épinière).

Cyanose

Coloration bleue ou violacée de la peau, des lèvres et des ongles due à un manque d'oxygène dans le sang. Signe d'urgence respiratoire ou circulatoire grave. Plus visible sous les ongles et autour des lèvres.

Défibrillateur (DEA)

Appareil délivrant un choc électrique au coeur pour interrompre une arythmie létale et permettre la reprise d'un rythme normal. Les DEA automatiques guident vocalement l'utilisateur sans formation préalable.

Débridement

Elimination du tissu mort, nécrosé ou contaminé d'une plaie. Peut être chirurgical (bistouri), mécanique (irrigation sous pression) ou enzymatique. Etape essentielle avant toute suture ou pansement.

Diurèse

Volume d'urine produit par heure. Valeur normale : 0,5 à 1 mL par kg de poids par heure. Inférieure à 0,5 mL/kg/h : signal d'insuffisance rénale ou de déshydratation sévère.

Epistaxis

Terme médical du saignement de nez. 90 % des cas sont antérieurs (vaisseau de la cloison nasale, bénins). Traitement de première ligne : pression sur les ailes du nez, tête penchée en avant, 10 à 15 minutes.

Fibrillation ventriculaire

Arythmie cardiaque mortelle où les ventricules se contractent de façon chaotique et ne pompent plus de sang. Sans défibrillation dans les minutes qui suivent, la mort est inévitable.

Garrot

Lien serré sur un membre pour comprimer les vaisseaux et arrêter une hémorragie incontrôlable. Règles : 5 cm au-dessus de la plaie, noté l'heure de pose, durée maximale 2 heures sans réévaluation.

Glycémie

Taux de glucose dans le sang. Normale à jeun : 0,8 à 1,1 g/L. Hypoglycémie (moins de 0,6 g/L) : tremblements, confusion, coma. Le glucose est le seul carburant du cerveau.

Hypothermie

Température corporelle centrale inférieure à 35°C. Légère (32-35°C) : frissons. Modérée (28-32°C) : perte de conscience. Sévère (moins de 28°C) : arrêt cardiaque. Réchauffement progressif obligatoire.

Laryngospasme

Fermeture involontaire et soudaine du larynx, bloquant la respiration. Souvent après irritation (fumée, vomissement). Cause un stridor inspiratoire aigu. Se résout souvent spontanément en 30 à 60 secondes.

Lidocaïne

Anesthésique local le plus utilisé en médecine. Bloque la transmission nerveuse au site d'injection pendant 1 à 2 heures. Utilisé en dentisterie, sutures, chirurgie mineure. Disponible en solution injectable (1-2 %), spray, ou gel.

Méningite

Inflammation des méninges (enveloppes du cerveau). Bactérienne : urgence mortelle, 20 à 30 % de mortalité sans traitement. Virale : moins grave, guérison spontanée habituelle. Signes classiques : fièvre + raideur de la nuque + céphalées violentes.

Métronidazole

Antibiotique actif contre les bactéries anaérobies (Clostridium tetani) et les parasites (Entamoeba, Giardia). Utilisé dans la dysenterie amibienne, les infections dentaires, la vaginose bactérienne et la prophylaxie chirurgicale.

Misoprostol

Prostaglandine provoquant des contractions utérines. Utilisée pour traiter l'atonie utérine après l'accouchement. Avantage décisif en autonomie : se conserve à température ambiante, contrairement à l'ocytocine.

Naloxone

Antidote des opiacés (morphine, héroïne, fentanyl). Bloque les récepteurs opioïdes en 2 à 5 minutes, renverse la dépression respiratoire. Durée courte (30 à 90 minutes) : redosages souvent nécessaires.

Paracétamol

Antalgique et antipyrétique de première ligne. Dose adulte : 1 g toutes les 6 heures, maximum 4 g par jour. Surdosage hépatique au-delà de 6 g/jour. Antidote : N-acétylcystéine. A privilégier sur l'aspirine chez les patients à risque hémorragique.

Péritoine

Membrane tapissant l'intérieur de l'abdomen. La péritonite est son inflammation due à la perforation d'un organe (appendice, intestin). Ventre dur comme une planche + douleur au relâchement = signe de péritonite. Urgence chirurgicale absolue.

Plasmodium

Parasite responsable du paludisme, transmis par les moustiques Anopheles. P. falciparum (Afrique) est le plus dangereux et peut tuer en 24 heures dans sa forme cérébrale. Traitement : artéméther-luméfantrine (Coartem).

Pneumothorax

Présence d'air entre les feuillets de la plèvre provoquant un collapsus pulmonaire. Spontané ou traumatique. Le pneumothorax compressif (air qui s'accumule sans pouvoir sortir) est une urgence vitale nécessitant une décompression immédiate à l'aiguille.

Purpura

Taches rouges ou violacées sous la peau qui ne blanchissent pas sous pression. Signe caractéristique de la méningococcémie — urgence absolue. Technique de vérification : pression d'un verre transparent sur la tache.

RCP

Réanimation Cardio-Pulmonaire. Compressions thoraciques (massage cardiaque) et insufflations (bouche-à-bouche) chez une personne en arrêt cardiorespiratoire. Maintient un flux sanguin minimal pour préserver le cerveau en attendant la défibrillation.

SRO — Solution de Réhydratation Orale

Mélange eau + sel + sucre pour réhydrater par voie orale. Formule de terrain : 1 litre d'eau bouillie + 6 cuillères à café de sucre + 1/2 cuillère à café de sel. L'absorption intestinale est optimisée par le transport couplé sodium-glucose.

Sepsis

Dysfonction d'organe mortelle causée par une réponse immunitaire dérégulée à une infection. Score qSOFA : fréquence respiratoire élevée + confusion + hypotension (2 points sur 3 = sepsis probable). Urgence : antibiotique dans la première heure.

Sulfate de magnésium

Médicament pour prévenir et traiter les convulsions de l'éclampsie. Fenêtre thérapeutique étroite : surdosage possible (dépression respiratoire). Antidote immédiat en cas de surdosage : gluconate de calcium 1 g par voie intraveineuse.

Suture

Fermeture d'une plaie par fils chirurgicaux pour rapprocher les bords et favoriser la cicatrisation. Nécessite une plaie propre, peu de tension, technique aseptique. Fils résorbables pour les tissus profonds, non résorbables pour la peau.

Tachycardie

Fréquence cardiaque supérieure à 100 battements par minute au repos. Physiologique (effort, stress) ou pathologique (déshydratation, infection, trouble du rythme). La tachycardie supraventriculaire (TSV) peut être traitée par manœuvres vagales.

Tétanos

Infection par Clostridium tetani provoquant des contractures musculaires généralisées. La bactérie vit dans le sol, la poussière et les excréments animaux. Prévention par vaccination tous les 10 ans. Pas de traitement curatif spécifique une fois déclaré.

Trismus

Contracture involontaire des muscles masticateurs, empêchant d'ouvrir la bouche. Signe précoce classique du tétanos (mâchoire serrée). Peut aussi être causé par un abcès dentaire ou une infection de la gorge.

Valsalva (manœuvre de)

Expiration forcée contre une glotte fermée (souffler dans un tube bouché, pousser comme aux toilettes). Augmente la pression intrathoracique et stimule le nerf vague, pouvant ralentir la fréquence cardiaque. Première intention dans les tachycardies supraventriculaires.

DIG PHARMA

Qui sommes-nous

Un projet de médecine autonome, open-source et décentralisé.

Le projet

DIG PHARMA est une encyclopédie pratique et un réseau de laboratoires pharmaceutiques autonomes. Son objectif est de rendre accessible à tout groupe humain organisé la production de médicaments essentiels, en dehors des circuits industriels et commerciaux.

Le projet ne promeut aucune idéologie. Il part d'un constat : la chaîne d'approvisionnement pharmaceutique mondiale est fragile, concentrée et inégalement distribuée. Des ruptures surviennent. Des populations sont exclues. DIG PHARMA propose une réponse technique, documentée et reproductible.

Ce que nous faisons

Le site documente cinq domaines complémentaires : installer un laboratoire aux normes minimales de bonnes pratiques, construire ou acquérir les équipements nécessaires, sourcer les matières premières (supermarché, culture, cueillette), préparer les formes galéniques standard, soigner avec des protocoles vulgarisés accessibles à un non-médecin.

Chaque protocole est calibré pour un groupe de dix personnes sur un an. Le tout tient dans un seul fichier HTML consultable hors-ligne.

Premier laboratoire actif

Montreuil — Agorytm
Premier laboratoire du réseau DIG PHARMA. Opérationnel depuis 2025. Contribue à la documentation et teste les protocoles en conditions réelles. Contact disponible via la page Contact.
DIG PHARMA

FAQ

Questions fréquentes sur le projet et son utilisation.

Est-ce légal de produire ses propres médicaments ?

La réglementation varie selon les pays. En France, la production de médicaments à usage personnel à partir de plantes médicinales non listées est tolérée dans le cadre domestique. La production à des fins de distribution relève du droit pharmaceutique et nécessite une autorisation. DIG PHARMA documente des pratiques ; il appartient à chaque utilisateur de vérifier le cadre légal applicable à sa situation.

Faut-il être pharmacien ou médecin pour utiliser ce site ?

Non. Le contenu est rédigé pour être accessible à partir du niveau lycée. Les protocoles sont volontairement vulgarisés, avec les termes techniques définis dans le Glossaire. Une formation de secouriste de base (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) est cependant recommandée avant d'utiliser les protocoles de la section Soigner.

Le site fonctionne-t-il sans connexion internet ?

Oui. Le site est conçu comme un fichier HTML autonome qui ne dépend d'aucune ressource externe. Une fois téléchargé, il fonctionne entièrement hors-ligne sur n'importe quel navigateur. C'est une contrainte de conception délibérée : le site doit rester accessible même en cas de coupure d'internet prolongée.

Quelle est la fiabilité des protocoles médicaux ?

Les protocoles sont basés sur les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des sociétés savantes médicales (European Resuscitation Council, Médecins Sans Frontières). Ils sont adaptés à un contexte de ressources limitées. Ils ne remplacent pas un diagnostic médical. En situation d'urgence grave, le recours à des professionnels de santé reste la priorité quand c'est possible.

Comment sont calculées les quantités « 1 an / 10 personnes » ?

Les quantités sont calculées à partir des doses thérapeutiques standard de l'OMS, multipliées par les fréquences d'utilisation statistiques pour un groupe de dix personnes en bonne santé générale sur une année. Elles incluent une marge de sécurité de 20%. Les maladies chroniques lourdes ou les situations d'épidémie peuvent nécessiter des quantités supérieures.

Peut-on contribuer au contenu ?

Oui. Le projet est open-source. Voir la page Contribuer pour les modalités. Les contributions de professionnels de santé, botanistes, chimistes et techniciens de laboratoire sont particulièrement bienvenues.

Comment enregistrer un nouveau laboratoire sur le réseau ?

Le système d'enregistrement des laboratoires est en cours de développement. Pour l'instant, contacter directement le laboratoire Montreuil via la page Contact. Un formulaire d'enregistrement standardisé sera disponible prochainement.

DIG PHARMA

Rejoindre le réseau

Installer un laboratoire, rejoindre un collectif existant ou contribuer à distance.

Ouvrir un laboratoire

Vous disposez d'un local, d'un minimum d'équipement et d'un groupe de personnes motivées. Vous souhaitez monter un laboratoire et le faire enregistrer sur le réseau.

Prérequis : lire la section Installer en entier · Avoir suivi une formation de premiers secours
Rejoindre un labo existant

Vous habitez près d'un laboratoire actif et souhaitez contribuer physiquement : préparations, documentation, formation, logistique.

Actuellement 1 labo actif : Montreuil (Île-de-France)
Contribuer à distance

Rédaction, relecture, traduction, revue de protocoles, développement du site. Pas besoin d'être sur place.

Voir la page Contribuer pour les modalités techniques

Nous contacter

Pour toute demande de mise en relation avec le réseau, utilisez le formulaire de contact. Nous répondons sous 72h.

DIG PHARMA

Contribuer

Le projet est open-source. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Types de contributions

Contenu médical et scientifique
Relecture et correction des protocoles par des professionnels de santé. Ajout de nouveaux protocoles manquants. Vérification des posologies et des interactions médicamenteuses. Mise à jour selon les nouvelles recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé.
Botanique et phytothérapie
Vérification des identifications botaniques et des propriétés des plantes. Ajout d'espèces pour d'autres zones climatiques (Afrique, Asie, Amériques). Correction des doses et modes d'administration.
Développement et technique
Le site est un fichier HTML unique sans dépendances externes. Contributions bienvenues sur l'accessibilité, les performances, les fonctionnalités (recherche, export, progressive web app). Le code source est disponible sur le dépôt GitHub du projet.
Traduction
Le site supporte actuellement le français et l'anglais. Des traductions en espagnol, arabe, swahili et portugais sont prioritaires pour élargir la couverture géographique du réseau.

Comment contribuer

Le flux de contribution standard passe par GitHub : fork → modification → pull request. Chaque modification de protocole médical doit être accompagnée d'une référence bibliographique.

Si vous n'êtes pas à l'aise avec GitHub, envoyez vos contributions par e-mail via la page Contact et elles seront intégrées manuellement.

DIG PHARMA

Contact

Laboratoire Montreuil · Agorytm

Laboratoire Montreuil — Agorytm
Actif

Premier laboratoire du réseau DIG PHARMA. Point de contact principal pour les demandes d'information, de collaboration et d'enregistrement de nouveaux laboratoires.

Montreuil, Île-de-France, France

Envoyer un message

Le formulaire d'envoi sera connecté lors du déploiement en ligne (Formspree / Firebase). En attendant, les demandes peuvent être adressées directement via GitHub.

DIG PHARMA

Réseau des laboratoires

Laboratoires actifs dans le réseau DIG PHARMA. Chaque laboratoire maintient un inventaire, un journal de production et peut échanger avec les autres nœuds du réseau.

1 laboratoire actif sur le réseau
Montreuil — Agorytm
Actif
📍 Montreuil, Île-de-France, France
Complétude globale72%
23
produits stockés
8
lots ce mois
2
membres actifs
Depuis juin 2025 · Dernier lot : 12 juin 2026
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